Chronique

BLAZE BAYLEY - THE MAN WHO WOULD NOT TO DIE / BB Recording 2008

Quatre longues années que l’ont attendait, le quatrième opus de Blaze. Après un très bon Blood & Belief, l’ami Blaze a eu quelques soucis personnels et de Line Up qui ont méchamment retardé sa carrière. Aujourd’hui le voici reparti avec une nouvelle équipe prête à faire plaisir à son boss, pour cet album au titre très évocateur.

La title track ouvre l’album dans une veine bien speed décapante. Blaze assure comme au plus beau jour. Un premier titre plutôt rentre dedans, limite power métal qui prouve que l’ami Blaze n’a rien perdu de sa verve. D’ailleurs il nous propose toujours sa voix si particulière qui fait tout son charme. Les nouveaux musiciens, sans être des monstres, ont un très bon niveau et aident aisément Blaze dans sa tache de reconstruction. Un bon premier titre. Après une bonne gifle on passe à « Blackmailer » dans la plus grande tradition heavy à l’anglaise, elle ne devrait pas étonner trop les fans du style. Par contre dommage que tout ça fasse perdre de l’intérêt au groupe. Un titre bien mais sans grand plus.
Place à un titre plutôt long avec « Smile back at death ». Encore une fois Blaze chasse dans des contrées plus power moderne, ce qui n’est pas une si mauvaise idée en soi. Encore une fois rien de transcendant mais rien de mauvais non plus : du bon métal. « While your were gone » est un mid tempo plutôt sombre et bien interprété par un Blaze très viscéral. Passage un peu téléphoné avec l’accélération au milieu, mais bon les clichés on aime ça aussi quelque part.
La basse intronise « Samurai » et la suite bien rythmée m’a fait penser à du Manowar (surtout la façon de chanter). Encore une fois un bon titre qui se laisse écouter agréablement.
Avec « A crack in the system » on lorgne presque vers Stygma IV (un groupe Autrichien pas des plus réputé). Un moment des plus conventionnel qui apporte son lot de bonnes vibrations mais pas d’extase non plus, et sérieux ça manque un peu. De plus la fin répétitive est fort lassante. « Robot » remet le titre marteaux pillons en route, batterie effrénée, guitare incandescente, un titre taillé pour le live avec effet immédiat.
Un peu de calme débute « At the end of the day » un mid tempo mélodique à la limite de la power ballade qui fait du bien par là où ça passe. Par contre avec « Waiting for my life begin » on replonge dans le métal classique mais pas dénué de bonnes choses, tout comme « Voices from the past » deux bons titres taillés eux aussi pour la scène. Par contre il est vrai que sur album ça manque d’un petit quelque chose de ‘nouveau’ pour être plus emballeur.
Un petit « The truth is one » pour poursuivre dans la même veine, histoire de bien faire comprendre que l’ami Blaze aime la heavy et fait du heavy avec ses tripes jusqu'à la mort.
On termine avec une intro ambiante plutôt mystique qui ouvre « Serpent hearted man », puis le métal se met en place à grands coups de guitare sauvage. Un dernier titre des plus concluant assez proche des formations power métal, qui fait du bien.

Conclusion : Blaze est de retour mais son absence risque de peser lourd dans la balance, de plus même si album est bon, il reste nettement en dessous de ses réalisations précédentes. Attendons de voir avec le temps ce que ce nouveau groupe pourra nous proposer.
 
Critique : Guillaume
Note : 7.5/10
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