Chronique

ULI JON ROTH - UNDER A DARK SKY / Spv 2008

Voici le retour du magicien Allemand, toujours particulier aux vues de ses albums hors normes.
4 années sont passées depuis ‘Metarmophosis’ et sa reprise des 4 saisons de Vivaldi, et après un best of clôturant une très longue et fructueuse carrière de l’homme à la Sky Guitare, que l’on a vue rejoindre ses anciens compagnons de Scorpions en live, nous propose, sous un ciel sombre, 10 nouveaux titres.

Est ce que cet album est sous le signe de la détresse, une alarme débute (un peu comme ‘Hiroshima’) puis un message en morse ; « S.O.S » est près à nous plonger dans un monde particulier où la musique classique se marie à la guitare électrique et à l’opéra. Il est vrai que les fans de métal pur n’aimerons pas mais les amateurs de musique classique et d’opéra eux trouveront leur bonheur. On semble plongé en plein théâtre Italien. « Tempust fugit » est une instrumentale classique ; chœurs, orchestrations bien fait mais sans plus elle semble sortir d’un album de power épique style Rhapsody.
La guitare fait réellement son apparition dans le plus ‘Rock’ « Land of dawn » avec en invité spécial le très bon Mark Boals (Ring Of Fire / Yngwie Malmsteen / Royal Hunt). Un titre dans la plus grande tradition du maître comme dans ‘Sky of avalon’ . Une chose bien c’est d’entendre l ‘ami Mark dans un registre différent. On poursuit dans la même veine avec « The magic word » assez mystique et fort prenant. Mark une fois de plus est extraordinaire, délivrant une performance tout à fait exceptionnelel, à des années lumières de ses vocalises néoclassiques habituelles.
« Inquisition », est une courte interlude instrumentale, qui déboule sur « Letter of the law » surprenant et efficace. Mené par un duo des plus riche (Roth/Boals) avec l’intervention d’une chorale impressionnante. Très belle entrée pour « Stay in the light », une sorte de ballade à la chant de noël, avec un Uli Jon au chant des plus convainquant. La suite devient plus enjouer mais toujours avec cet esprit de Noël fort agréable. Un très bon titre à se mettre dans les oreilles.
« Benediction » est une nouvelle instrumentale d’une beauté céleste, porté par les quelques notes subtile de guitare telle un enchantement, sur une fond d’orchestration soutenue et désarmant, puis, se poursuit par « Light & shadow » somptueux, chanté avec une émotion palpable. Un enchaînement magique, le moment le plus intense de cette galette, à consommer sans modération !
On termine avec un très long et épique moment « Tanz in die dammerung » qui commence par un recueil de mélancolie en acoustique, où l’ombre tsigane apparaît avant que l’opéra débarque. Quel intensité, quelle vibrante émotion qui durant quelques secondes vous font changer d’humeur. Heureusement la guitare revient conquérante mais toujours mélodique. Le chant lui aussi refait son apparition, sur fond de musique endiablée. Mais tout cela ne dur pas et tel un véritable opéra, la musique redevient triste avec un guitare qui pleure ses notes, telle une âmes en peine inconsolable.
Des gros chœurs ainsi qu’une légère apparenté à la musique de Luca Turilli arrive, ainsi que Mark, en place et sur de lui. Un passage lourd, à qui succède un autre moment amer. L’ambiance remonte d’un coup avec une sorte de fiesta russe qui accélère sans arrêt jusqu’au final.

Conclusion : il est toujours dur de noter pareil album tant, on est loin du hard rock. Mais force est de constater l’immense travail une fois de plus du magicien qui propose un voyage unique à travers les ages et les musiques. Un grand bravo à Mark Boals qui s’en tire avec les honneurs pour sa prestation époustouflante.
Certes comme je le disais plus hauts, à réserver aux gens qui aiment le classique et l’opéra.
 
Critique : Guillaume
Note : 8/10
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