Chronique

MARSHALL LAW - RASORHEAD / DR2 Records 2008

Voici le retour des Anglais de Marshall Law qui s’étaient un peu perdus ces derniers temps. J’avoue que malgré leurs 20 ans de carrière, je les découvre tout simplement, et j’espère passer un bon moment en leur compagnie.

Comme tout bon album, une courte et indispensable intro nous permet de découvrir notre univers. « The summoning » durant sa presque minute, elle nous permet de tout comprendre de l’histoire, puis « Razorhead » déboule à fond les ballons et prouve bien que les Anglais officient dans du marteau pillon. Dommage que le son ne soit pas meilleur, il ne rend pas vraiment justice au morceau. Un bien bon début qui je l’espère va poursuivre ainsi.
Avec « Prémonition » on débute softement avant que notre bon vieux heavy ne refasse surface. Sans révolutionner le genre pour l’instant, le groupe nous propose une bonne musique un brin théâtrale et épique, qui fait plaisir. Dans un mid tempo plus Trash « Headtrap » ne fait toujours pas dans la dentelle pour un résultat convainquant. Pour l’instant sans créer une vraie folie non plus, Marshall Law, propose de la bonne musique qui fait son effet. Preuve en est la plus groovy « God of deception » qui montre une certaine variété non négligeable, une qualité dûe à leur expérience.
Une belle intro lead guitare, puis voix, nous entraîne dans un « Night terror » diabolique. Ce mid tempo puissant voit un Andy Pyke plus lugubre au chant. Une nouvelle preuve des qualités de ce combo passé sous silence. Le rythme prononcé revient à la charge pour un « The chamber » exquis. Les amateurs de bon heavy seront des plus satisfaits de par ces titres énergiques. Même si les musiciens ne sont pas les plus doués du lot, ils ne déméritent pas et finalement offrent de très bonnes sensations.
« Divide Us » ne change pas de ton, et avec ses relents plus Trash, permet de panacher les plaisirs. Vous avez noté que je ne citais aucune influence, c’est simplement parce que Marshall Law pratique un métal assez personnel où différents noms s’entremêlent pour un résultat encouragent. « Nothing last forever » s’ouvre sur une belle nappe de synthé avant de nous offrir un mid tempo épique grandement efficace. Un titre plus mélodique mais qui n’oublie pas les bonnes grosses guitares couillues.
Un interlude qui n’apporte rien débarque, « Devil’s anvil » sert d’intro à « Blood and pain » mais bon sans, c’était pareil. Par contre notre morceau lui ce n’est pas pareil, ça envoie du lourd du très lourd. Décidément on approche de la fin et nos Anglais qui avaient disparu depuis 9 ans nous proposent toujours de bonnes idées. Une absence qui leur a fait du bien.
Avec « Another bullet » on est dans un heavy / hard, assez 80’s bien sympathique. On semble avoir atterrie à L.A en plein début des années 80. Par contre « Bloodlines » elle remet le heavy lourd au devant. Voilà bien un digne héritier des forgerons britanniques.
J’avoue que malgré la qualité indéniable des compos et du combo, l’album est un peu trop long, 70 minutes de pur heavy ça commence à faire même pour un grand fan comme moi.
Allé, la dernière ligne droite avec « Hell on earth » qui speed à mort et « Necromancer » qui fini en beauté par un pur produit fondu dans la braise.

Conclusion : voilà un bien bon album de heavy métal de qualité, varié et agréable. Par contre 15 titres ça fait un peu trop, dommage. Mais voilà une bien bonne surprise qui finalement égaillera vos soirées. Franchement à découvrir.
 
Critique : Guillaume
Note : 7.5/10
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