Chronique

NICKELBACK - DARK HORSE / Roadrunner Records 2008

Pour la majorité d’entre nous, Nickelback est un groupe américain qui est gravé dans nos têtes avec les bons titres standardisés que sont « How you remind me » et « Hero », cette dernière étant le single du film Spiderman. Un bon produit commercial qui a fait bouger les médias au niveau de l’originalité des textes et de la musique. Aussi, en voyant cette nouvelle rondelle rangée dans le rayon metal de mon disquaire, un fort étonnement me prend. Le vendeur a-t-il fumé, trop bu ? Par curiosité, je me lance dans la lecture audio de ce « Dark Horse ».

Comment dire…. La surprise fût énorme. Ce premier morceau qu’est « Something in your mouth » met bien les choses au clair : Nickelback a bien sa place dans le rayon metal. Un riff retentit et une montée se fait ressentir avant que la voix bien agressive et bien distincte de Chad ne vienne prendre place, ne semblant plus vouloir nous quitter. Ca avoine sévère, un refrain efficace et un pré-refrain proche d’un air country mais très metal. La grosse baffe. A froid ça fait mal. Histoire de ne pas en avoir eu assez, le combo s’occupe avec plaisir de l’autre joue avec la chanson « Burn it to the ground ». Cette fois ci c’est un riff rappelant « Tie your mother down » de Queen avec une bonne influence sombre de Marilyn Manson façon « Rock is dead » avec des chœurs et une guitare au son presque crade mais bien bon. Tout ce qu’il faut pour satisfaire en ce début d’album.

Avec « Gotta be somebody » c’est une ambiance plus standard qui se met en place avec un titre plus posé entre ambiance post romantique et happy ending de film. Un titre qui malgré les apparences sonne bien et ne fait pas pompeux. Un peu de réverbe pour lancer « I’d come for you » qui là par contre se classe parmi la power ballade dans la veine de leur chanson « Hero » ; basique en fait.

Finit les amusements, retour au gros avec « Next go round » qui ne fait qu’une chose : te faire secouer la tête voire sauter en même temps avec cette ambiance rock grind. La dentelle n’existe pas et le groupe montre que lui aussi peut pondre des morceaux qui pulsent et font tripper. Un son plus clair et plus posé lance « Just to get high » qui quelques secondes plus tard lors du refrain te met une sacrée baffe en alternant passages clames et passages plus rock. Il fallait bien une ballade pure et dure avec une guitare acoustique pour satisfaire pleinement leur public féminin et les faire valser dans leur excitation et leurs rêveries. Ce « Never gonna be alone » est une belle pièce à dévorer avec sa moitié. D’ailleurs Brian Adams aurait bien pu chanter dessus.

Ambiance toujours planante avec « Shakin’ hands » mais avec une voix plus agressive, des chœurs, et un refrain plus dynamique s’appuyant sur une musique en générale posée. Que dire de plus que le titre ? « S.E.X ». Je vous laisse choisir ce que vous voulez. Des paroles osées et forcément évocatrices qui évoluent dans un univers rock alternatif. Une chanson que les filles vont refuser mais que les hommes vont acquiescer avec plaisir.
Déjà avant dernier morceau de l’album. « If today was your last day » se lance à la guitare acoustique et se voit être un mid tempo porteur et très américanisé. Mais qu’est ce que c’est bon. Pour conclure l’album, c’est « This afternoon » qui nous propose un happy ending, comme si le bal d’année des teenagers américains se terminer à la façon d’un American Pie. Des rires se font entendre, et le chant de Chad s’y colle aussi.

Conclusion : Premier point, un son énorme. Cela fait beaucoup sur le rendu et te motive encore plus pour te pencher plus longuement dans ces compos qui sont bien variées, allant de la ballade standard et appréciée ; au morceau plus rock voire grind et punk. Une belle boite pleine de surprises que tu veux écouter encore et encore. Nickelback devient pour moi une belle référence et sort de la case banalité dorénavant.
 
Critique : Lionel
Note : 9/10
Site du groupe : Site officiel de Nickelback
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