Interview

FORGOTTEN TALES (2011) - Marty (guitare)

Le superbe album "We shall see the light" des québécois de Forgotten Tales a marqué leur retour dans le monde musical après 6 ans de silence. Explications...

L’album est sortit il y a quelques mois. Quels sont les retours des médias ?


Marty : Pour l’instant, on tourne dans des radios internet, quelques entrevues dans des magazines et une émission de télé au Québec. Les critiques sur internet et dans les magazines sont très bonnes et nous en sommes très satisfaits. Comme c’est assez frais, il reste encore du travail à faire.

Vous avez attendus 6 ans pour sortir l’album. Est-ce pour des raisons personnelles ou tout simplement pour des raisons de budget ?

Marty : plusieurs choses on fait que cela a été long. J’ai d’abord voulu prendre du recul après « All The Sinners » car j’avais mis beaucoup de temps à le finir ça m’avait épuisé. Ça m’a pris 2 ans avant de m’y remettre. Mais, suite à cela, des changements au sein du groupe sont survenus, changement de batteur, changement de claviériste, retour de l’ancien claviériste et ajout d’un 2ème guitariste. Ces remaniements m’ont forcé à mettre la création sur la glace. Une fois Fred de retour pour de bon en 2008 j’ai entamé le dernier droit et mis le point final aux dernières chansons pour commencer l’enregistrement à la fin de 2009. Voilà pourquoi ça a pris tout ce temps.

Le titre de l’album est-il une conséquence de ces 6 années passées, ou est-ce plus orienté religion ?

Marty : Bien deviné, après 6 ans, il est temps de voir la lumière au bout du tunnel. Bien sûr les sujets font références aux anges, aux démons et aux esprits et j’en ai profité pour donner un double sens au titre de l’album.


En tout cas, la pochette est très jolie. Le contraste les couleurs du ciel très claires et celles du sol plus sombres, appuyé par la présence de cette ange donnent une dimension très spirituelle, un peu sacrée, en opposition avec le cimetière juste à côté.

Marty : L’effet voulu est le contraste entre l’ombre et la lumière afin de montrer que même la pire des situations peut être réglée avec l’espoir.

Votre musique se voit être aussi bien plus agressive que sur les deux précédents albums. D’où viennent ce choix et ces inspirations ?

Marty : À cause des sujets traités dans l’album, je voulais qu’on sente la mélancolie, la colère et toutes les émotions que les personnages des chansons vivent. Je crois que ça a donné de bons résultats.

Pourquoi avez-vous choisi « Diviner » comme premier extrait ? Que représente t-il pour vous ?

Marty : C’est une des chansons qui démontre le plus la personnalité de Forgotten Tales et c’est aussi celle que je préfère. C’est probablement la chanson de l’album la plus difficile à exécuter et ce peu importe l’instrument.

La chanson « The Calling » dénote un peu de part son côté posé, mais tout aussi intense voire plus sombre que les autres.

Marty : Elle est effectivement plus sombre. C’est l’histoire de quelqu’un qui est occupé à quelque-chose mais qui soudain se sent épié et croit entendre des murmures dans la nuit. Ce sont en fait des esprits tourmentés qui essaient de demander de l’aide à cette personne. Mais quand ils sont près de réussir, la personne retourne à ses affaires et les murmures se perdent dans la nuit. C’est un feeling que j’ai déjà vécu et ça m’a inspiré cette chanson.

Sonia est une nouvelle fois impressionnante. Sa voix est à la fois légère et puissante, arrivant à mélanger agressivité et frissons. On sent bien l’évolution de sa voix depuis « All The Sinners ».

Marty : Sur cet album, j’ai décidé de laisser plus de liberté à sa voix. Elle voulait essayer des choses différentes qu’elle n’avait pas l’habitude de faire avec Forgotten Tales. Cette fois-ci, sa voix n’est pas noyée dans le reverb et dans les effets, ce qui lui donne un aspect beaucoup plus naturel.

Niveau processus d’écriture, Sonia participe un peu, sinon c’est toi qui compose tout. Pourquoi ce choix ?

Marty : C’est moi qui compose tout depuis le premier album mais de plus en plus j’implique les musiciens au niveau de l’arrangement. Sonia m’inspire beaucoup avec certains textes mais pour la musique, je fais ça seul. Dès que la chanson est complète, je la donne aux autres pour qu’ils puissent y mettre leur grain de sel. À date, ça a donné de très bons résultats.


Vous avez tourné à ce jour avec des groupes comme Sonata Arctica Nightwish, Stratovarius, Gamma Ray, Edguy, Dragonforce ou encore Hammerfall et j’en passe. C’est super. Qu’avez-vous tirez de ces rencontres ?

Marty : Ce sont en général des gens très sympathiques et nous avons beaucoup apprécié jouer avec eux. Par contre, lors de ces spectacles, ils n’ont pas tellement le temps de fraterniser avec les bands qui ouvrent pour eux. Une des choses que j’en tire, c’est que c’est énormément de travail que d’être en tournée et ils ont tout mon respect.

Une tournée pour défendre cet album est-elle prévue ?

Marty : Pour l’instant rien de précis à l’horizon. Quelques pourparlers sont en cours pour sortir du Canada mais il y a encore un peu de travail à faire. Nous allons bien sûr parcourir quelques villes du Québec et ailleurs au Canada dans le courant de l’année.


Merci pour cette interview, à bientôt.

Marty : Tout le plaisir est pour moi. Be part of the tale…
 
Critique : Lionel
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