Interview

SLAPDOWN (2022) - Groupe

Le groupe de Côte d’Or Slapdown a sorti à l’automne dernier un premier album impressionnant de brutalité : "Fundamentally Wicked". Un bon brutal death qui envoie. Entretien avec le groupe lors de leur récent passage au Hellfest.

« Fundamentally Wicked » est sorti à l’automne dernier. Les retours ont été bons j’ai l’impression. »


« C’est vrai. Le disque a été très bien reçu tant par le public que les médias. Nous sommes très contents. »

« L’album sonne entre brutal-death et thrash. Vous aviez débuté dans le nu-metal pourtant. »

« On avait commencé dans le nu-metal, c’est vrai mais on avait un chanteur avec lequel c’était compliqué. On a cherché un autre chanteur nu-metal. Nous n’avons pas trouvé et du coup nous avons commencé le chant growl. »

« C’est rare de passer du nu-metal au butal death. »

« On a fait des groupes dans différents genres musicaux dont du death/tech. Nous sommes passés progressivement au brutal death. »

« Il y a encore une patte thrash qui reste dans ce disque. »

« Cela fait partie de nos influences. On aime Slayer, Exodus, Anthrax. Il est logique que l’on entende cela dans l’album. »

« La pochette a un côté horrifique. Vous êtes branchés films d’horreur ? »

« Cette pochette appuie la violence de l’album qui est un disque très direct. L’album parle des serial-killers. La pochette représente cela. On aime les films d’horreur, du nanar à l’horreur mainstream. Tous les titres de l’album sont sur les serial-killers, du vampire de Düsseldorf à Ted Bundy. »

« Le EP était dans la même veine que l’album ?

« Il était plus thrash/death et un peu moins dur. Il parle également des serial-killers. »

« Vous venez de Côte d’Or et de Bourgogne. Il y a une belle scène là-bas. »

« Il y a pas mal de passages à Dijon mais nous n’avons pas trop de contacts avec les autres groupes du coin. Il y avait une belle scène dans cette ville mais pas mal de groupes ont disparu. Il y a peu de groupes de brutal death comme nous. Il y a, en revanche, une belle scène hard-core. »

« Vous avez déjà commencé la compo du prochain album ? »

« Oui, parfois on compose un ou deux morceaux par jour. On a pas mal de titres de côté. Les idées jaillissent assez vite. »

« Vous avez pu défendre le disque sur scène ? »

« On a eu pas mal de dates à l’arrachée. On vient de jouer au Hellfest sur la Hellstage. Cela s’est super bien passé. On a eu de supers retours tant du public que de l’orga. »

« C’est important de jouer sur cette scène ? »

« Oui il y a pas mal de gens qui nous ont découvert grâce à ce passage. »

« L’album est sur M et O. Comment avez-vous signé avec eux ? »

« On a cherché un label avant la sortie du disque. On les a contacté. Cela s’est fait naturellement. »

« Vous avez enregistré l’album à Dijon ? »

« Non dans un studio en Allemagne situé près de Francfort. Ils nous ont fait un super son. On voulait absolument ce studio. Benighted, Aborted ont enregistré là-bas. ».

« Votre album bastonne tout le temps. »

« Oui des gens nous ont dit que même Cannibal Corpse n’a jamais fait aussi direct. On pense être parmi les groupes les plus brutaux en France. Si on nous écoute on sait à quoi on va avoir affaire. »

« Vous existez depuis neuf ans. Il y a eu une belle progression pour le groupe ces dernières années. »

« C’est vrai mais il ne faut pas brûler les étapes. Il faut continuer sur cette lancée. »
 
Critique : Pierre Arnaud
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