Interview

RED MOURNING (2022) - Groupe

Près de vingt ans d’existence pour Red Mourning qui depuis ses débuts nous offre un mélange audacieux et réussi de blues et de metal. Le nouvel album du groupe, « Flowers and Feathers » est une bien belle réussite. Entretien.

« Depuis vos débuts vous mélangez blues et metal moderne. C’était déjà le cas sur vos précédents albums. C’est encore le cas sur celui-ci. »


« Oui, notre musique est un mélange de blues et de metal. Nous mettons tout ce qui nous a nourri dans notre musique, de BB King à Cannibal Corpse. On ne s’enferme pas dans un genre. Nous faisons ce que nous voulons. »

« C’est très rare qu’il y ait du banjo et de l’harmonica dans un groupe metal. »

« Il peut y avoir de l’harmonica parfois. Il y en a dans Black Sabbath par exemple mais c’est souvent utilisé avec parcimonie. Chez nous, l’harmonica prend une grande place. »

« Il y a aussi une touche rock progressif dans cet album. »

« Aurélien notre batteur est fan de prog et a composé pour l’album. Du coup il y a une approche plus prog, c’est vrai. Romaric notre ancien guitariste était plus purement metal. Nous avons créé différentes ambiances dans les compos de cet album. »

« Vous commencez l’album par un morceau très aérien, « The Coming Wind ». C’est pour surprendre l’auditeur ? »

« En partie oui. Nous adorons ce morceau. Il change un peu de notre style. Il fonctionne bien pour ouvrir un album. »

« Le nom du groupe fait référence au blues ? »

« Notre chanteur a une culture blues très forte. Red Mourning était une cérémonie d’esclaves du Mississipi lorsque ceux-ci enterraient leurs morts. »

« Il y a toujours ces influences blues dans ce que vous faites. Je pense notamment à « Blue Times »

« Nous avons ces références c’est clair. »

« Vous avez composé l’album durant le Covid ? »

« En partie. Cela a d’ailleurs occasionné plein de jeux de mots sur les titres mais cela n’a pas eu d’influence sur le mood général du disque. »

« L’album a été produit par Francis Caste. Vous travaillez avec lui depuis longtemps je crois. »

« Depuis nos débuts. C’est presque le cinquième membre du groupe. Nous lui avons amené des maquettes très aboutis pour le disque. Il est très carré et très drôle à la fois. »

« Le groupe a commencé en 2003, c’est cela ? »

« Oui nous avions sorti une démo cette année-là. En vingt ans nous n’avons pas sorti énormément d’albums car nous avons tous un boulot à côté. Mais nous avons toujours la même envie qu’à nos débuts. »

« Vous avez maintenu Red Mourning vingt ans durant ce qui n’est pas facile dans l’industrie musicale. »

« Il y a eu des changements au niveau des guitaristes mais nous sommes toujours là. Nous aimons composer, nous aimons donner des concerts. Il n’y a aucune raison que cela s’arrête. »

« Votre précédent album remonte à 2018. Cela a pris du temps pour sortir ce nouveau disque ? »

« On prend notre temps. Nous n’avons aucune pression de la part de notre maison de disque. Après, le Covid a un peu retardé les choses bien sûr. »

« Vous êtes toujours sur le même label, Bad Reputation, depuis vos débuts. »

« Ce label a eu des groupes assez connus comme Koritni, Hard-core Super Star. C’est un journaliste de l’ancienne revue Brazil qui l’a lancé. »

« Vous faites une release au Dr Feelgood, à Paris, pour la sortie de l’album. »

« Oui, le 22 Octobre. Un DJ jouera notre set-list : des titres de notre nouvel album et des morceaux des groupes qui nous ont influencé, de Mastodon à Tool. »

« Vous avez une tournée prévue ? »

« Une tournée, non mais nous avons des concerts à venir dont un au Petit Bain à Paris. »
 
Critique : Pierre Arnaud
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