Interview

AGUELENNA (2024) - Riko (Guitare)

Les franciliens d’Aguelenna viennent de sortir un album très réussi entre rock et pop. A mi-chemin du rock Us à guitares et de la pop française le combo possède un univers bien singulier. Entretien avec Riko, guitariste du groupe.

« Aguelenna est un groupe qui existe depuis longtemps, 2007 je crois ? »


« C’est cela. Nous avons fait un album qui est un peu passé inaperçu. Marie et moi sommes à l’impulsion du projet. On a sorti quelques EP. A l’origine le projet était plus pop qu’il ne l’est aujourd’hui. Marc le batteur est arrivé en 2015 et nous a remotivés. Nous avons sorti un EP en 2017 qui sonnait pop/punk. On a un peu continué sur cette trajectoire. »

« Il y a eu pas mal de changements de line-up depuis vos débuts. »

« Nous étions cinq au départ puis quatre. Nous sommes trois aujourd’hui. On restera à trois. Ca fonctionne bien dans cette formule. »

« L’album a commencé à être composé il y a un moment déjà. »

« On a commencé à le composer un peu après le EP. On a fait les batteries fin 2020. On a été stoppé par le confinement. Ca nous a un peu coupés les pattes, ça était un peu chaud pour retrouver l’énergie. »

« Le disque change de style par rapport à votre dernier EP. »

« Oui on change un peu d’univers, c’est vrai. On s’éloigne du côté pop/punk avec cet album. »

« On sent chez vous des influences très rock à guitares style Paramore et d’autres plus pop. On pense notamment aux français d’Aston Villa. »

« Aston Villa est une grosse influence, peut-être même notre influence première. Marc et moi aimons le rock ricain. »

« Et vos autres influences ? »

« Billy Talent, Fall Out Boy. J’ai une culture metal à la base. J’aime les grosses guitares. Mais nous aimons aussi les mélodies. »

« Votre style se situe entre le rock à guitares et la chanson française. »

« Exactement. Ce que l’on produit ce sont des chansons avec des arrangements. On fonctionne de manière très démocratique dans ce groupe. Notre spécificité c’est que j’écris les textes alors que je ne suis pas le chanteur d’Aguelenna. On discute avec Marie des thèmes qu’elle veut porter, des mots qui vont lui convenir. »

« C’est un équilibre difficile que de naviguer entre les deux genres. »

« C’est vrai. C’est un subtil dosage. L’album a ainsi plusieurs facettes. »

« Pourquoi le choix du chant en français ? »

« J’aime le texte. Les textes à tiroir. Je ne maitrise pas assez l’anglais pour ça. Le français est une très belle langue. Il y a un gros boulot d’écriture pour arriver à pondre nos textes. J’adore la poésie. Le français a un côté poétique. »

« Vous vivez à côté de Savigny le Temple. Est-ce que la salle l’Empreinte vous soutient ? »

« On est soutenu par cette salle, oui. Nous sommes très proches du boss. Il nous a présenté à Alex (Saba ndlr) de M et O. Celui-ci a kiffé le projet. On a signé chez lui. Nous étions en auto-prod avant. L’Empreinte on y va pour tout et rien. Nous faisons notamment nos résidences là-bas. »

« Les visuels semblent importants pour le groupe ? »

« C’est vrai. Nous sommes très attachés à cela. J’aime les visuels un peu troubles. »

« C’est logique je trouve que « Pink Punk » ait été le premier single tiré de l’album. »

« Oui même si nous n’étions pas tous les trois d’accord par rapport à cela. Marie voulait absolument ce titre comme premier single. C’est un morceau qui permet d’entrer de la meilleure manière possible dans notre univers. »

« Il y a des dates à venir ? »

« On travaille là-dessus. Nous n’avons pas de tourneur. Marie s’occupe du booking. On a beaucoup tourné durant notre carrière mais c’est parfois compliqué de trouver des dates. »
 
Critique : Pierre Arnaud
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