Live Report

HELLFEST Summer Open Air - Clisson - 24.06.07

 
La faute à des contraintes professionnelles, je n’ai pu être présent au Hellfest que pour le dernier jour, à savoir le dimanche 24 juin.
L’affiche est tout de même très alléchante, avec entre autres Manigance, Heavenly, Dark Tranquility, Within Temptation, Edguy, Megadeth, Blind Guardian, Dream Theater ou encore les main eventers Emperor.
Ce qui est sûr, c’est que ce festival porte bien son nom. Bienvenus en enfer !

Dès mon arrivée, je suis plutôt rassuré car il ne pleut pas. En effet, mon collègue (professionnellement et humainement parlant) Lionel m'avait envoyé un sms la veille me disant de prendre un jean de rechange et des bottes en plastique ! Sous le soleil de Marseille, j’avoue avoir cru à une blague. Je pris quand même un jean au cas où. Après avoir garé la voiture près d'un Mcdo, tout à coup une vision apocalyptique me saute au visage. Je me croyais dans le film "Zombie" de Peter Jackson : un grand centre commercial (Leclerc pour ne pas le nommer) et des centaines de chevelus, bières à la main ou poussant des caddies, les jambes marrons de boue jusqu'aux genoux, tous de noir vêtu et hurlant à tout va ! C'est un tableau dont je me souviendrai longtemps !

Je traverse le camping en évitant de trop patauger dans la gadoue, la gadoue, la gadoue, la gadoue...
D'ailleurs, je parais un extra-terrestre avec mes habits propres.
Arrivé devant l'entrée, l’attente est de mise. Heureusement, elle ne sera pas aussi longue que lors du premier jour et je le répète il ne pleut pas. Forcément, nous ne rentrerons pas à l'heure prévue, mais après 45 bonnes minutes de retard. Résultat : Manigance joue alors que nous faisions encore la queue.

Les Français jouent sur la Gibson Stage pour un show bien sympathique, mais bien évidemment trop court et devant un public clairsemé. Dommage. Direction ensuite la Main Stage pour la prestation d'autres Frenchies, ceux d'Heavenly.
Très bonne prestation d'ailleurs. Tout le monde se doit d’être unanime en vantant les progrès d’un Ben Sotto (chant), beaucoup plus à l’aise à la fois dans ses vocaux que dans son jeu de scène. Les musicos envoient également sévère, avec notamment Olivier Lapauze (guitare) qui a, assurément, une carrière dorée devant lui. Les autres sortent également l’artillerie lourde avec Thomas Das Neves (batterie), qui arbore une nouvelle coupe de cheveux -sans cheveux :P- en chef de file. Mathieu Plana (basse) reste toujours le plus entertainer des musiciens tout en restant technique, tandis que Charley Corbiaux (guitare) fait preuve d’une maîtrise déconcertante de facilité. En plus, le son est vraiment bon et le public a été très réactif en s'attroupant devant le groupe au fur et à mesure du show.
Show bien sûr trop court (30 mns) mais très bon quand même !

Setlist Heavenly :
The Dark Memories (Virus)
Liberty (Virus)
Spill Blood On Fire (Virus)
Virus (Virus)
Wasted Time (Virus)

Leur concert terminé, je rejoins le stand d'Heavenly où quelques minutes plus tard le groupe arrive, et où la bonne humeur régna : discussions, félicitations, autographes, déconnades...

En sortant du gymnase (lieu où se tenait tous les stands merchandising), je m’en vais boire un coup, et voir Dark Tranquility. Ce n’est pas mon style, mais qu’est-ce que c’était énergique ! Le public était en liesse et Mikael Stanne (chant), visiblement très heureux d’être là, nous délivre une prestation intense.

Je me dirige ensuite vers la tente MetallianManigance (sauf Didier) et Heavenly (encore eux !) faisaient des dédicaces.

Pendant ce temps, la Main Stage accueille Kreator. J’en profite pour me faufiler afin d’être bien placé pour le concert d’après. Mal m’en a pris ! C'était de la pure folie : des pots de fumigènes verts et violets (comme dans les stades) et des "circle-pogos" à tout va ! Un beau merdier quoi !
Je me faufile sur le côté afin d’assister à la prestation de Within Temptation, plus tranquillement.
Le show des Hollandais était correct. J'ai pu enfin découvrir les morceaux du dernier album sur scène qui, personnellement, passent très bien. La belle Sharon même avec des problèmes de voix s'en sort très bien (quelle classe !) et la setlist est un joli best-of, même si les puristes regretteront l'absence de titres d'Enter.

Setlist Within Temptation :
Our Solemn Hour (The Heart Of Everything)
Stand My Ground (The Silent Force)
What Have You Done (The Heart Of Everything)
The Howling (The Heart Of Everything)
Forsaken (The Silent Force)
The Heart Of Everything (The Heart Of Everything)
Mother Earth (Mother Earth)
Hand Of Sorrow (The Heart Of Everything)
Ice Queen (Mother Earth)

Je me rue vers la Gibson Stage pour revoir Edguy, groupe que j'affectionne énormément !
Malheureusement, leur show sera amputé de ..... 20 minutes! Une honte !
D'ailleurs, c'est la première fois que je vois l'adorable Tobias Sammet aussi énervé, il nous rassurera en nous disant que nous avons été supers, mais que l'organisation du Hellfest sucks et que fuck le Hellfest en jetant son micro et en partant après nous avoir tout de même salués.
La faute, il me semble, à Megadeth qui a commencé son show soit trop en avance, soit à l'heure alors que pour chaque groupe il y avait environ 30 minutes de retard.
Vraiment dommage car en dépit d'un son moyen, le show montait en intensité et Tobi se fendait de réflexions irrésistibles. En annonçant « Babylon », il nous gratifie d’un subtil « voici un ancien morceau heavy, lorsque Edguy n'était pas encore commercial » !

Setlist Edguy :
Catch Of The Century (Rocket Ride)
Sacrifice (Rocket Ride)
Lavatory Love Machine (Hellfire Club)
Babylon (Theater Of Salvation)
Vain Glory Opera (Vain Glory Opera)

Les prestations de Megadeth, Blind Guardian et Dream Theater furent pour moi inoubliables car c’était la première fois que je les voyaient sur scène. Dave Mustaine est tout de même une légende et d’entendre en live des morceaux tels que « A tout le monde », « Symphony of destruction » ou « Holy wars » resteront des moments forts de ce fest. Pour Blind Guardian, c’est vraiment dommage qu’ils n’aient joué que sur le Gibson Stage car beaucoup de fans avaient le déplacement pour eux et qu’ils n’aient pas chanté « The bard’s song », enfin Dream Theater même si sur scène leur froideur n’est pas une légende, ont délivré un show plutôt correct. Et puis, je fus heureux qu’ils jouent un de mes morceaux préférés « Home ».

La pluie refait son apparition et c’est sous un déluge que je retourne à la voiture (en ratant donc Neurosis et Emperor) car 2 heures de voiture m’attendent sans compter le train le lendemain matin.

(Rapide) douche, (petit) dodo, (très long) voyage en train et me revoilà sous le soleil marseillais.

Même si les organisateurs ont peut-être eu les yeux plus gros que le ventre, les groupes présents et leurs prestations respectives l’emportent au final sur les problèmes techniques (pas assez de bracelets, de gobelets Hellfest, camping bordélique, retards, annulation de dernière minute de groupes, sanitaires moyens...).

ps : j'ai pu apercevoir Stefan Forte (Adagio), Yves Campion, Alex Hilbert et Franck Milleliri (Nightmare) et Ulrick Waselynck (Sons of Vikings) en touristes. Sympa !
 
Critique : Secret Sfred
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