Live Report

ANDROMEDA – DAMNATION ANGELS – UNTIL RAIN - Le Divan Du Monde - 24/11/2013

 
Il n’y a pas foule ce dimanche soir au Divan du Monde, pourtant l’affiche est attractive pour les fans de Prog Métal en quête de découvertes. Pas moins de trois groupes vont se succéder sur les planches, avec le retour en tête d’affiche des suédois d’ANDROMEDA qui reviennent dans l’hexagone après 7 ans d’absence.
Ce soir on voyage, avec en ouverture les grecs de UNTIL RAIN, quintet (avec en bonus une choriste aussi ravissante que talentueuse) puissant qui maitrise ses compos de manière imparable. Fort d’un nouvel opus Anthem to Creation, ils ont remarquablement assuré la mise en chauffe d’un divan du Monde en mode intimiste. Malgré le peu de monde ayant répondu présent, à peine une centaine, il est clair que l’on a à faire à de vrais fans du genre.
Et ils vont le faire savoir tout au long des 45 minutes du set des UNTIL RAIN, donnant de la voix dans une ambiance bon enfant. L’avantage d’une salle clairsemée comme ce soir, c’est que la proximité avec le groupe est totale. Le groupe assure, les morceaux s’enchainent sans accrocs et révèlent le professionnalisme des gus. La choriste du groupe a une voix superbe qui m’a laissé sous le charme, et le public ne s’y est pas trompé en rentrant directement dans leur set ! Délivrant un métal prog plutôt classique, il est malgré tout de bonne facture. Les zicos assurent, mais devraient, à mon sens, travailler leur présence scénique un peu statique et convenue.
On attaque un autre registre avec les anglais de DAMNATION ANGELS, et le symphonique métal mené par un Per Fredrik "Pelle K" Åsly énergique et poseur. Je ne connaissais pas ce groupe, je savais que son dernier opus ( Bringer Of Light) sorti en 2012 avait été salué par la presse, et ils m’ont fait une bonne impression. Il est vrai que quand j’ai vu débarquer sur scène Pellek le chanteur filiforme du groupe avec une coupe à la Bieber, j’ai craint le pire. Mais malgré une voix un peu verte et de ses comparses dont un bassiste hyper actif à la manière du diable de Tasmanie, leur set fut un réel succès.
Ne révolutionnant pas le genre, il n’en demeure pas moins que sur scène ils prennent une dimension qui vaut le déplacement. Pour ne rien gâcher la fosse est très réactive ce soir, ce qui donne lieu à de nombreux échanges groupe / fans des plus sincères. Avec des titres longs (parfois plus de 10 minutes), ils réussissent à captiver l’assistance qui visiblement est accrochée par les british. Ils ne ménagent pas leur peine et assurent un show carré et plein d’assurance qui démontre leur prise de maturité malgré des compos assez inégales.
Quarante-cinq minutes plus tard ils libèrent les planches pour laisser la place aux ANDROMEDA. On sent bien que cela fait une éternité qu’ils n’ont pas foulé la terre gauloise à la vue de l’enthousiasme des fans contrebalançant largement leur petit nombre. Les suédois sont attendus de pied ferme et ne décevront pas leur auditoire.
L’osmose est parfaite entre le groupe et le public, le show s’en ressent largement donnant à leur prestation une dimension intimiste de club. Chaque refrain est reprit quasiment à l’unisson par leurs fans !
David Fremberg, en frontman charismatique harangue la foule en balançant un set sans temps morts. Techniquement ils placent la barre haute, les compos sont efficaces et les zicos au top. Malgré le fait qu’ils n’aient pas vraiment d’actualité récente, et l’implication des divers membres du groupe dans d’autres projets, le groupe fédère largement. L’implication du public fait la différence, force de conviction et d’adhésion, les gaulois font aux nordiques un accueil classieux.

Même si je ne suis pas un adepte du genre, je dois dire que ce soir les trois groupes m’ont tous accrochés. Cantonnés dans le même genre mais aux styles différents le mariage des trois a fait prendre la sauce. Les conditions étaient réunies pour que cette soirée soit une réussite pour ceux qui avaient fait le déplacement : promesse tenue !

PS: Un grand merci à Roger pour son accueil et d'avoir rendu ce report possible.
 
Critique : Stephan
Date : 24/11/2013
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