Live Report

HELLFEST 2014 - Day 3 - 22/06/2014 - 19/7/2014

 
Ce jour 3 affichera la line-up la plus éclectique de tout le festival car les artistes principaux permettent de bien voir la diversité et la richesse du metal. Punk, Heavy, Power, Doom, Thrash, Death, Black, Prog, tout le monde est représenté. Tout n'était pas rose non plus, malheureusement, à commencer par les annulations de Megadeth et d'Iced Earth qui devait succéder à un Black Sabbath qui se sera payé le luxe de jouer une demi-heure de moins que prévu...

"GOD IS DEAD !" - Ozzy Osbourne (BLACK SABBATH)
Mainstage01 - 23:10/00:55

On va leur pardonner car s'il y a bien un retour qui fait plaisir c'est bien sûr celui de BLACK SABBATH. Les papys ont donné de leur personne pour rendre ce show inoubliable. Les solis de guitare étaient bien nerveux et le show au poil. Un solo de batterie a clôturé une première partie un peu molle, très largement rattrapé par les meilleurs tubes du groupes joués en fin de set : Iron Man, God is dead?, Children of the Grave et Paranoid. Ozzy arrive à mener à la foule et à porter la tension à son max. Une excellent redécouverte ! J'émets cependant un coup de gueule.
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ILS ONT MIS LE FEU !!!
"SALUT C'EST LOFO ! ON EST LA POUR L'APERO !" - Reuno (LOFOFORA)
Mainstage01 - 12:15/12:45

Car à l'opposé, nous(je) avons été particulièrement frustré de voir LE groupe de rock-metal francophone à Clisson, se cogner un set ridicule de 30 minutes, comme les groupes lambda qui viennent de sortir leur première démo. Du coup, Reuno glisse un petit mot pour râler gentiment, un petit mot pour soutenir les intermittents du spectacle qui ne sont pas "des putains de branleurs", et le voilà parti pour un petit tour d'horizon entre L'oeuf et son message "une seule race pour plusieurs couleurs" jusqu'à Elixir, de leur dernier album en date. Le groupe a également présenté 3 titres de son prochain album L'épreuve du contraire à paraître pour le 15 septembre avec L'innocence, Pornolitique et Tsarine qui s'inscrivent dans la continuité de l'histoire du groupe, avec une petite touche de punk hardcore car on est bien vénère. L'ambiance est géniale, avec une pointe de piment apporté par Maxime de l'équipe du Petit journal de Canal+ qui a plongé tête la première dans le circle pit pour recevoir un maximum d'amour...

"Merci les amis !" - Niko (TAGADA JONES)
The Warzone - 15:10/15:55

Encore du francophone avec un carton plein pour les bretons qui gagnent en popularité d'album en album malgré un punk engagé, enragé qui trouve difficilement un public. Pourtant ici dans la Warzone, l'espace est impénétrable et une foule compacte empêche de rentrer dans la fosse si bien qu'une petite partie du public ne les voit même pas ! Le set est très majoritairement composé de titre du dernier album Dissident et s'avère bien efficace en live grâce à cet excellent frontman qu'est Niko. Là aussi, un clin d'oeil aux intermittents, mais aussi un clin d'oeil aux Béruriers Noirs qui lui ont donné envie de faire de la musique, ce qui est aussi l'occasion d'encourager ceux qui voudraient se lancer dans cette difficile aventure de vivre de cette musique marginale.

"Amen and Attack !" - POWERWOLF
Mainstage 02 : 14:20/15:05

Il y a eu assez peu de Power metal sur ce festival, et encore moins du Power metal de qualité. Heureusement, les allemands ont sauvé la mise avec un show exceptionnel avec autant d'hymne qu'il y a de chansons dans leur repertoire. Les orgues, les costumes noir et la blague salace autour du titre "Resurrection by Erection" sont un peu éloigné de la tradition, mais c'est le résultat qui compte !

"Christians... *signe de mise à mort romain*" - Nergal (BEHEMOTH)
Mainstage 02 - 19:50/20:45
Encore un groupe qui a mis le feu autant au sens propre qu'au figuré. La référence du blackened death metal a été un des seuls groupes a faire raisonner un metal à la fois brutal, sombre et travaillé à ce niveau de qualité. Tous les moyens matériel ont été mis en oeuvre pour permettre un son de qualité irréprochable. Moi qui était totalement hermétique au genre, me voilà le premier à lever les mains sur Blow you trumpets Gabriel, une vrai merveille. Les tenus et maquillages du groupent sont parfaitement faites et à l'opposé des mauvais maquillages du black metal tandis que la mise en scène est exceptionnelle avec son lot de rituel, de flammes ou encore de provocation comme l'avant-propos du titre Christians to the lions où Nergal se met dans la peau de Néron.

EMPEROR
Mainstage 02 - 22:00/23:05

Après un interlude sympathique avec Soundgarden, on revient sans aucun problème à la musique extrême. Emperor est mort, vive Emperor, car si le groupe ne produit plus d'album studio depuis 2001, il n'en reste pas moins une référence dans le black metal, en tant que précurseur de la vague symphonique/mélodique.

Pour ce set, tenue sobre, pas de maquillage, Ihsahn ne cache même pas ses lunettes de vue. Le show est minimaliste, pourtant la tension est là, celle que seuls les grands groupes sont capables de susciter. Et si après coup, on souligne que le groupe a joué dans son intégralité son premier album In the nightside eclipse, sur le moment on est surtout pris dans cette atmosphère malsaine, ce chant éraillé sans faute d'Ihsahn et l'appui du clavier de session qui fait oublier le caractère particulièrement underground du premier opus des norvégiens. Une vraie découverte !

"Le meilleur show de tout ce HELL FUCKIN' FEST !" - Votre serviteur
The Altar - 01:05/02:05 OPETH
Quel bouquet final, mais quel bouquet final ! Aidé par l'absence de fermeture au mainstage, OPETH fait carton plein sous les chapiteaux Altar/Temple. Les suédois ont joué dans les meilleures conditions possibles, avec un public à bout de force, mais présent et la meilleure qualité sonore de tout le Hellfest. Cela valait les 5 minutes de retard !

Je n'ai jamais réussi à accrocher réellement à ce Death metal progressif aux multiples influences, et pourtant en live, c'est tout simplement énormissime. Cette musique pour l'esprit et l'amour de la musique bien construite est également la musique pour les bêtes sauvages en manque de gros riff. De toute façon, avec des morceaux de 12 minutes, vous avez intérêt de faire un truc bien chiadé, avec des voix growl, des voix claires, du claviers, et de la guitare qui arrache ! Quoi qu'il en soit, tous les groupes qui les ont précédés sur le double chapiteau passent pour des amateurs tellement c'est net, c'est propre, c'est tout ce que vous voulez ! Du très grand métal !

D'AUTRES COUPS DE COEUR, EN VRAC !
SOILWORK

The Altar - 22:55/23:55
Une tragédie a failli se produire pour SOILWORK. Une chute qu'on aurait pu confondre avec une mise en scène pour le morceau Spectrum of eternity était en fait un pan de plancher qui s'effondre, entraînant avec lui le bassiste excentrique Ola Flink et le frontman Björn Strid. A cela, rajoutons un micro qui déconne et un son mal équilibré... bref, Soilwork n'a toujours pas viré ces ingés-son et en plus a la guigne.

Heureusement, l'organisation rendra au groupe les 5 minutes prises pour les réparations et le public restera chaud pour la suite à savoir un cocktail de Death melodique qui arrache et un Björn bien vénère. Les morceaux du dernier album sont très bien reçus et les suédois (suédo-français devrait-on dire!) s'en vont presque triomphant.

PARADISE LOST
The Altar - 20:50/21:45

Le doom/death gothique s'imagine mal sous cette scène qui se fait bourriner toute la journée. Pourtant, le combo britannique se fait une belle place et attire les foules. En tant que fan je manque d'objectivité, mais pour le type assez singulier de métal, l'accueil fût excellent, notamment grâce à une setlist éclectique qui sait faire oublier les morceaux les plus pop de la discographie du groupe.

QUELQUES DECEPTIONS...
D'une façon ou d'une autre, il y a des shows auquel on a du mal a accroché, surtout au troisième jour où l'on devient de moins en moins tolérant, en particulier avec les problèmes de son ! Alors, qui va payer pour tous ?
SEETHER fait un bon candidat. Du post-grunge bien mou ou pas assez burné.
ANGRA n'a pas su me convaincre avec Fabio Leone au commande, alors si en plus le son sur Nothing to say est horrible, je sors le carton !
ANNIHILATOR n'était pas mauvais, mais m'a donné un sentiment de "c'est toujours pareil" qui m'a assomé.
DARK ANGEL, qui remplace Megadeth aura en revanche tout cumulé, j'en aurais eu mal au coeur pour Ron Rinehart qui peine à bouger le public et subit les galères de son. De toute sa gentillesse, il demande au service de sécurité d'arroser les premiers rangs qui croulent sous la canicule, et même si "c'était pas des jets de pédé". Les américains se rattrapent bien en seconde partie de set, et tant mieux car j'espère bien les revoir dans de meilleures conditions !

 
Critique : Weska
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