Live Report

BLAZING WAR MACHINE + GHOULS STONE VALLEY - Poste à Galène - Marseille - 13/02/2015

 
A croire que, parfois, le hasard fait bien les choses. En effet, le vendredi 13 est souvent synonyme de chance (oui j'avoue on dit également l'inverse, mais dans ce cas précis cela ne m'intéresse pas, na !). C'est donc plein d'espoir que je pénètre un Poste à Galène partiellement rempli, en croisant les doigts pour que le public ait tout simplement eu du mal à se garer. Affiche digne d'une soirée Halloween avec Ghouls Stone Valley et Blazing War Machine, bref 100% marseillaise !

C'est donc devant un parterre clairsemé que Ghouls Stone Valley investit la scène. Au fur et à mesure que le groupe distille son « horror metal », les rangs commencent à se serrer et l'assistance répond de plus en plus favorablement aux sollicitations de la chanteuse Kommandant K et applaudit à l'unisson chaque fin de morceaux. Il faut dire qu'outre le look déjanté des musiciens (tout droit sortis d'un film de Rob Zombie), la musique du combo est très entraînante, voire facile d'accès. Entre neo metal et punk, les néophytes pensent tour à tour à Korn, Murderdolls voire aux Guns n' Roses. En ce sens, la voix de la frontwoman est un atout dans le sens où elle sort des registres classiques des « chanteuses metal » (lyrique, pop ou grunt). Une bonne énergie, une prestance scénique non négligeable accentuée par les tenues et maquillages des musicos, des riffs bien lourds et des titres variés, tantôt rentre-dedans tantôt funs et mélodiques. Mention spéciale à Gerry Cros, bassiste de Hell Rules Heaven venu dépanner l'absence de Sardes. Au niveau de la setlist, trois titres sont tirés de la démo éponyme des Marseillais, alors que quatre proviennent de leur futur et prometteur album intitulé 31th Scareyard. Une bien belle découverte pour votre serviteur qui aura autant apprécié la forme que le fond de ce set.

Setlist Ghouls Stone Valley :
1. 31th October (31th Scareyard)
2. Spread my lies (31th Scareyard)
3. Let me out (Ghouls Stone Valley)
4. The weird song (31th Scareyard)
5. SSDD (31th Scareyard)
6. I turn insane (Ghouls Stone Valley)
7. Don't fear the boogieman (Ghouls Stone Valley)

La lumière se tamise et les musicos Blazing War Machine débarquent sur scène au fur et à mesure, et ce jusqu'à l'arrivée de la tant attendue maîtresse de cérémonie Irina. Quelques secondes du premier titre (cf. setlist) suffiront pour déclencher le premier pogo de la soirée. A l'instar de Dagoba, le public sait pour quoi il est venu et ne se fait pas prier pour participer à gorges et bras déployés. En effet, les nombreux pogos seront alternés par un wall of death intense et autre circle pit intensif. Vous l'aurez compris les places devant la scène sont chères (et votre serviteur peut en témoigner), et l'ambiance est à l'image du set des Marseillais, à savoir brûlante !

Au niveau de la setlist, la plupart des titres de leur premier album éponyme est reprise, comprenant bien entendu les hits «Rigor mortis »«Manu militari » ou encore « Swamp » ; mais le groupe nous offre également deux nouveaux titres : « Polarity » et « Nature of war ». Le premier n'en est plus vraiment un, car quelques jours plus tôt, son clip a été dévoilé sur le net. Déjà populaire, nous avons là un futur incontournable. Sombre mais avec une lourde rythmique, les influences d'un Dimmu Borgir ou d'un Rammstein sont désormais bien assimilées, et le groupe nous propose sa propre musique, à la fois énergique, théâtrale et plombée à souhait. Si vos cervicales ressortent indemnes de ce morceau, c'est que vous ne l'avez apprécié à sa juste valeur ! L'autre exclu ne peut que promettre au groupe un futur aussi lumineux que sa musique est sombre.

En ce qui concerne le line-up, le nouveau venu Adam (basse) en impose et remplace Strychnine avec puissance et prestance. Franky quant à lui s'éclate toujours autant derrière son kit et donne énormément de plaisir à la fois visuellement et auditivement à ses nombreux fans. Tout comme Izakar, son ancien comparse de Dagoba, qui ne lâche rien sur scène et assure à la fois soli et chant. Déchaîné, son énergie est communicative et fait plaisir à voir. Fab, quant à lui, est un peu plus discret mais n'hésite pas arpenter la largeur de la scène et venir au contact de son public. Derrière son clavier, Phil n'est pas en reste et alterne aussi bien parties indus que black sympho, le tout entre deux gorgées de son désaltérant jerrican.
Last but not least, Irina. Très attendue par le public, la prêtresse de la soirée aura émerveillé son assistance. En effet, à la fois par sa voix impressionnante de puissance et de maîtrise, et par son charisme, le public n'avait d'yeux que pour elle. Il faut dire que malgré son look scénique, sa gentillesse et son charme naturels reviennent au galop lorsque la chanteuse s'adresse au public entre les morceaux. Pendant ces dernières, la belle est littéralement habitée par sa musique et nous transmet de sacrées émotions ; sombres, violentes, mélancoliques ; bref, la noirceur n'aura jamais été aussi agréable.

La France, qui plus est Marseille, possède là un groupe de black indus talentueux et dont il sera difficile d'ignorer l’existence. Autant par le talent intrinsèque des musiciens que par la qualité des compos et la prestance scénique de sa frontwoman, Blazing War Machine possède tout pour devenir un futur grand !

Setlist Blazing War Machine :
1. Rigor Mortis (Blazing War Machine)
2. Sanguinolentus Kali (Blazing War Machine)
3. Polarity (New)
4. Morbid sexual act (Blazing War Machine)
5. Manu militari (Blazing War Machine)
6. Autodafé (Blazing War Machine)
7. Qui desiderat pacem (Blazing War Machine)
8. Nature of war (New)
9. Zombie's fragrance (Blazing War Machine)
10. Brutality haunted (Blazing War Machine)
Rappel :
11. Vox populi (Blazing War Machine)
12. Swamp (Blazing War Machine)
 
Critique : Secret Sfred
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