Live Report

HELLFEST 2015 - L'ENVERS DU DECOR - CLISSON

 
A tout festival de cette qualité, il y a un envers du décor. De cette face cachée dont peu de festivaliers ne soupçonnent l’existence. Qu’y a-t-il au bout de cette longue allée qui passe sous le Crane, à l’entrée si bien gardée ? Quels sont les acteurs de l’ombre, qui vivent en marge du festival et œuvrent à construire une continuité aux festivités ?

Cette Higway to Hell mène en réalité au VIP, lieu de débauche et de stupre ou l’on égorge de jeunes pucelles en s’abreuvant de divers alcools coulants de fontaines intarissables. Trêve de plaisanteries, il s’agit effectivement de l’espace VIP. Mine d’informations pour les artistes mais surtout pour les journalistes et photographes qui viennent y trouver les dépêches de dernières minutes essentielles à la bonne marche de leur media. Il y règne sensiblement la même ambiance que sur le site en lui-même, mélange de convivialité et de déconnades. Des groupes de photographes se retrouvent parfois entre deux pits histoire de souffler et d’échanger leurs impressions sur telle ou telle prestation, avant de repartir à l’assaut des scènes.

A l’espace presse c’est une effervescence de tous les instants, où une équipe de bénévoles s’active à organiser les interviews, les conférences de presse des groupes, et l’administration des pits photos. Les anonymes se croisent avec d’autres qui le sont beaucoup moins. Mais ici les poignées de mains fusent, les photographes dégainent leur matos, jamais au repos et toujours à l’affut d’une bonne photo. C’est l’endroit où les artistes se prêtes volontiers à des séances photos, à l’image de Cormac Neeson de THE ANSWER, aussi accessible que sympa, ou encore les WAMPAS au complet prenant la pose sur une des vieilles carcasses jonchant le VIP en guise de déco.

En parlant de la déco ! Elle est juste magnifique et post apocalyptique. Ici une vieille épave de mustang sort du sable, là un hélico sorti tout droit d’apocalypse now est suspendu pour faire de l’ombre. Une tente de l’armée est un abri idéal contre les morsures du soleil, où s’agglutinent quelques pèlerins assis sur des caisses de munitions. Dans le coin un cimetière dresse quelques croix portant les noms de nos héros immortels comme Randy Rhoads ou encore Cliff Burton. Balancez-y quelques nanas très peu vêtues et agrémentant le lieu de show à l’image du Fest, le tout arrosé de tournées de Jagger et vous aurez une idée du bastringue.

Mais ce n’est pas que de la rigolade. Les photographes ne font pas loin de 80 bornes sur l’ensemble du HELLFEST, arpentant de long en large le site, allant d’une scène à l’autre. Le staff de l’accueil presse est sous pression constante, le staff du bar sue à grosses gouttes pour remplir les godets, au même titres que les dé-soifeurs que vous avez croisés tout au long de ces 3 jours mémorables.

Voilà, la magie prend car une armée de bénévoles y contribue dans l’ombre (qui manquait cruellement cette année), rendant ce Festival unique en son genre et si attachant.

Textes par Stéphan, notre photographe
 
Critique : Weska
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