Live Report

IGORRR - Paloma - Nimes - 2/12/2021

 
Bravant la tempête nîmoise avec ferveur, ma chère et tendre compagne, ainsi que votre cher serviteur, nous rendons à la Paloma pour la première fois depuis deux ans. Un instant à savourer comme il se doit surtout avec l’affiche du soir. Enfin, après un an et demi d’attente, je vais enfin jouir d’ IGORRR en live et profiter de l’excellent « Spirituality And Distortion ».
Le fait que le groupe se produise dans le club n’est pas une déception suffisante pour entacher mon indéfectible motivation.
Enfin au chaud avec une bière, la salle se remplit doucement et la première partie arrive. « Horskh » évolue dans un électro metal très simpliste qui ne m’aura pas fait décoller malgré la très bonne énergie du chanteur. A certains moments oui j’ai headbangé, sur des passages électro-indus mais dans l’ensemble ce n’est pas ma came et ça reste assez pauvre à mes oreilles. Les problèmes de son (guitare, voix) n’ont pas aidé à ce constat.

Après une autre bière (oui l’hydratation c’est important), votre serviteur se colle à la scène pour essayer quelques clichés loin du chahut connu de nos compatriotes pogoteurs.
IGORRR reste sobre mais ça suffira amplement. Gautier Serre surplombe la scène avec son attirail tel un chef d’orchestre tandis que de chaque côté le batteur Sylvain Bouvier et le guitariste Martyn Clement se partagent l’espace et enfin, nos deux (excellents vocalistes) le centre de la scène.
Niveau son déjà il n’y a rien à dire. Autant depuis la scène c’est quasi parfait (la Paloma est réputée pour ça), impeccable. Tout est entendu avec clarté et panache et c’est encore mieux avec un peu de recul.

La setlist s’articule autour du dernier opus pour mon plus grand plaisir, débutant avec « Paranoïd Bulldozer Italiano », grandiose, pour doucement naviguer vers les morceaux les plus marquants de l’album. Je me suis donc délecté de « Nervous Waltz », « Downgrade Desert » et « Camel Dancefloor » comme il se doit.
Je dois vous dire quand même que les vocalistes m’ont scotché, surtout Aphrodite Patoulidou qui remplace Laure Le Prunenec (qui officiait sur l’album). Son entrée sur scène se fait sur un chant opéra sublime, pour après passer par un éventail de tessitures hallucinantes. Son jeu de scène, très psychédélique colle parfaitement à l’éclectisme musical que nous offre le groupe.
Un talent exceptionnel à n’en pas douter… Quelle voix !
A l’opposé, c’est JB Le Bail (Svart Crown) qui remplace Laurent Lunoir et il n’y a rien à dire sur le charisme et la voix du Monsieur. Peint en noir, taciturne, silencieux il est la parfaite opposition de sa partenaire et ça fonctionne à merveille.

Le public et moi même nous laissons ainsi prendre par la main et voyageons calmement à travers cet univers musical si riche et atypique. Les 75 minutes passent à tout allure, et on en redemanderait encore. « Parpaing » m’a mis une bonne baffe et je suis heureux de m’être fait bercer par « Himalaya Massive Ritual » avant de conclure en folie avec « Very Noise ».

Mon Dieu que c’était bon !! Un groupe rare et d’une rare qualité. L’ambiance, le son, la setlist, la bière tout était bon ! Et je dois vous avouer que ça fait plaisir de retrouver un semblant de vie live et des ambiances si chaleureuses. Merci IGORRR !!

Setlist :

Intro
1. Paranoïd Bulldozer Italiano
2. Spaghetti Forever
3. Hollow Tree
4. Nervous Waltz
5. Downgrade Desert
6. Camel Dancefloor
7. Tout Petit Moineau
8. ieuD
9. Parpaing
10. Polyphonic Rust
11. Pavor Nocturnus / Caros / Viande
12. Opus Brain
13. Himalaya Massive Ritual
14. Cheval /Apopathodiaphulatophobie / Robert
15. Very Noise
 
Critique : SBM
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