Live Report

NIGHTWISH - DRAGONFORCE - ARÈNES DE NÎMES (Festival de Nîmes) - 2/7/2022

 
Après deux semaines intenses au Hellfest, on retourne en mode concert pour (re)voir Nightwish et Dragonforce à l’occasion du festival de Nîmes, qui il faut le dire cette année n’a pas lésiné côté programmation rock et metal.

La première partie est menée par les anglais de Dragonforce, qui sont là pour chauffer les arènes. Avec un show orienté jeux vidéos (décors, musique d’ouverture), le groupe met rapidement le public dans sa poche et pourtant ce n’est pas chose aisée. En effet, Marc (Chant, ndlr) pose rapidement la question de qui est là pour Dragonforce et/ou connait le groupe depuis ses débuts, et autant le dire, les bras levés n’ont pas été très nombreux. Mais comme dit précédemment, le groupe embrase rapidement les personnes présentes et conquis tout le monde dès le second titre « Fury Of The Storm » avec sa pyro à gogo. Les titres s’enchainent et ré-entendre des perles comme « Black Fire » ou la magique et captivante « Valley Of The Damned » est toujours du bonheur. Bien entendu, « The Last Dragonborn » marquera aussi les esprits de par son aspect épique et plus posé comparé aux morceaux de la setliste.
Le combo final « My Heart Will Go On » (Celion Dion cover) et « Through The Fire And Flames » permettra au groupe de se mettre de nouveaux fans dans la poche.

Setlist:
Highway To Oblivion
Fury Of The Storm
The Last Dragonborn
Ashes Of The Dawn
Blackfire
Cry Thunder
Valley Of The Damned
My Heart Will Go On
Through The Fire And Flames

On en vient au gros morceau de la soirée: Nightwish. Scène épurée avec une estrade et un espace frontal vide et bien grand. Au moment où les lumières s’éteignent et où l’intro retentit c’est l’euphorie totale. Ça crie, hurle, saute. On a compris pourquoi le public est venu.
Autant vous le dire immédiatement: j’ai pu voir Nightwish plusieurs fois sur scène mais là Floor a tout simplement tout E X P L O S É. Une vraie furie. Déjà parlons de l’aspect vocal: on connaît sa tessiture variée et puissante, mais en plus reprendre les lignes vocales de Marco Hietala (qui a quitté le groupe pendant le hiatus sanitaire, ndlr) c’est juste fou. Certes ça n’a pas le même effet mais ça reste de haute volée. Après ça, elle a fait le show a elle tout seule qu’on se le dise. Elle a réussi à remplir tout cet espace vide en bougeant, dansant, sautant tout au long du set. Emppu a aidé aussi à remplir ce grand vide scénique, contrairement à Jukka Kosinen (Wintersun) quasi inexistant pour ce qui est de la présence (musicalement, rien à redire, ndlr).
Pas de temps mort non plus, pas de solo quelconque le groupe va à l’essentiel et enchaine les hits les uns après les autres, présentant au passage son nouvel album. Les points forts du concert seront pour ma part « I want my teams back », « Last ride of the day » et la magique « Sleeping sun ».
Point négatif, car il en faut un: un set de seulement 1h20 . Pour un show headliner c’est limite abusé. Pas de rappel, rien. Donc ceux qui ont vu le groupe au Hellfest c’est la même chose à la différence que là c’était la nuit et qu’on a pu pleinement apprécier le show de lumières / et sans pyro.

Setlist:
Noise
Planet Hell
Tribal
Élan
Storytime
How’s the heart ?
Dark Chest Of Wonders
I Want My Tears Back
Nemo
Sleeping Sun
Shoemaker
Last Ride Of The Day
Ghost Love Score
The Greatest Show On Earth
Outro: All the works of nature which adorn the world : VIII. Ad Astra (Floor chante ses parties vocales après le salut du public)

Pour conclure, les deux groupes nous ont offert une superbe soirée dans un cadre fantastique que sont les arènes de Nîmes. Une soirée qui fait du bien, lançant pleinement la saison estivale et permettant d’éviter d’avoir le blues post Hellfest trop fort. Merci !
 
Critique : Lionel
Date : 2/7/2022
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