Live Report

OPETH - VOIVOD - L'Olympia - Paris - 16/11/2022

 
Prévu il y a deux ans pour fêter les trente ans d’Opeth cette tournée avait été repoussée pour cause de Covid. C’est donc un Opeth 32eme anniversaire auquel nous avons droit ce soir-là.

En première partie des Suédois quel bonheur que de voir les Canadiens de Voivod à l’affiche. Groupe culte s’il en est Voivod n’a sorti que d’excellents albums depuis leurs débuts en 1984. Le combo a toujours été un peu à part dans la scène metal avec un son mêlant thrash et éléments indus qui ont fait d’eux des précurseurs de toute une scène qui n’arrivera que des années plus tard. Ce qui est incroyable avec ces québécois c’est que leurs dernières productions s’avèrent tout aussi bonnes que leurs premiers opus, comme en atteste le très bon « Synchro Anarchy » sorti cette année. Les canadiens en jouent trois extraits ce soir : « Holographic Thinking », « Planet Eaters » et « Synchro Anarchy ». Le groupe semble super heureux sur scène. Cela fait plaisir de voir qu’un groupe aussi important musicalement et culte depuis des décennies puisse se montrer aussi cool, sympa et ouvert. Le groupe nous offre une set-list d’enfer avec outre les morceaux du dernier album des titres de leur période 88-93 avec ces morceaux incontournables que sont devenus « Experiment », « The Unknown Knows », « Fix My Heart » et le très rock’n’roll « The Prow ».
On est plus que ravi que le combo termine son set par leur fabuleuse reprise du « Astronomy Domine » de Pink Floyd qui sonne de manière splendide encore une fois ce soir-là. Un fabuleux concert pour un groupe fabuleux.

Un petit entracte de vingt minutes et Opeth est déjà sur scène. Les sets lists des Suédois pour cette tournée ont été constitués par les morceaux que les fans souhaitaient entendre. Elle est donc très proche de la set-list rêvée avec en bonus des titres que le groupe n’a presque jamais joué sur scène ou plus depuis très longtemps.
Le concert démarre de la meilleure des manières possibles avec les superbes : « Ghost Of Perdition », « Demon of The Fall », « Eternal Rains will comme ». Entre les morceaux Mikael Äkerfeldt le chanteur-guitariste d’Opeth raconte des anecdotes fort drôles sur chacun des morceaux, sur la façon dont ceux-ci sont nés et ont évolué avec le temps.
On est content d’entendre un titre comme « Under the Weeping moon » tiré du tout premier album du groupe qui près de trente ans après sa sortie n’a pas pris une ride. « Harvest » est évidemment un grand moment puis le combo se lance dans l’épique « Black Rose Immortal » long de plus de vingt minutes. Mikael Ärkefeldt nous explique alors que c’est l’époque où il découvre la scène prog : Yes, King Crimson et Magma.
« The Moor » et « The Devil’s Orchard” ont des côtés hard-rock psychédéliques du meilleur effet avec des vidéos horrifiques majestueuses projetées derrière le groupe. Quant à « Alting Tar Slut », il montre qu’Opeth devrait poursuivre dans cette voie à chanter dans sa langue natale.
A l’opposé des très longs morceaux du groupe qui s’étirent sur de longues longues minutes le combo nous offre une reprise de deux secondes du « You Suffer » de Napalm Death. Toujours aussi drôle Mikael Äkerfeldt nous explique alors que ce morceau possède les meilleures paroles jamais écrites de l’Histoire de la musique : « You Suffer, but why. »
Et on termine la soirée en beauté avec le classique parmi les classiques : le somptueux « Deliverance ».

Opeth nous a offert ce soir-là une leçon de musique : deux heures vingt d’un show de très haut niveau. Merci à eux pour ce moment.
 
Critique : Pierre Arnaud
Date : 16/11/2022
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