Live Report

JUDAS PRIEST - SAXON - Zénith de Paris - 8/4/2024

 
Ce soir l'affiche est très belle au Zénith, avec la date parisienne de la tournée "Metal Masters 2024" de Judas Priest et Saxon. Le démarrage se fait en avance et en fanfare, pas de temps à perdre, et la fumée et les lumières multicolores sont au rendez-vous dès le premier titre de la setlist de Saxon, "Hello, Fire and Damnation", autant dire que l'on est dans le bain tout de suite et que les 5 membres du groupe (chanteur, 2 guitaristes, bassiste, batteur) ne perdent pas une seconde pour déployer leur classe, c'est la deuxième fois que je vois Saxon et je suis de nouveau épatée par leur efficacité.

Dès le deuxième titre, "Motorcycle Man", Biff Byford arrive tout de suite à faire chanter toute la fosse, bien remplie, qu'il mène à la baguette, quel king vraiment. Le groupe enchaîne avec "Sacrifice" puis "There's Something in Roswell". Le son est au top, mettant notamment en valeur le solo de guitare sur "And the bands played on". Au bout d'une demi-heure c'est le début des slams. Il y a un beau répondant du public sur "Cruisader", les titres s'enchaînent avec brio, tout est parfait, le son, l'attitude scénique, les lumières.

Le chanteur fait se lever tout le monde, fait allumer les lumières et filme le Zénith blindé. Il nous remercie, remercie Judas Priest, et nous dit à la revoyure au Hellfest avant d'enchaîner avec "Princess of the Night" en guise de conclusion. Merci Saxon pour cette heure de show parfaitement exécuté.

Setlist : 1) Hell, Fire and Damnation 2) Motorcycle Man 3) Sacrifice 4) There's Something in Roswell 5) And the bands played on 6) Madame Guillotine 7) Heavy Metal Thunder 8) Strong Arm of the Law 9) Cruisader 10) Dallas 1 PM 11) Denim and Leather 12) Wheels of Steel 13) Princess of the Night

21h, place à Judas Priest. Un gigantesque backdrop orné de paroles masque la scène, et tombe lorsque débute le premier titre, "Panic Attack". La scène est grandiose, avec un gigantesque logo lumineux du groupe au plafond, ainsi que d'autres de taille plus réduite de part et d'autres de la scène, des écrans partout, la batterie est surélevée. Les cinq musiciens (chanteur, 2 guitaristes, bassiste, batteur) rivalisent de prestance, et évidemment Rob Halford est vêtu d'habits de lumière pour le premier titre avec une veste argentée scintillante afin de faire une entrée bien clinquant, puis place à plus sobre et plus pratique mais toujours bien heavy pour pouvoir arpenter la scène de long en large avec plus de facilité.
Le public est chaud, tout le monde chante, danse, tape des mains, l'ambiance est très joyeuse, notamment lors du classique "Breaking the Law".

On peut admirer la superbe scénographie avec des mélanges de camaïeux de bleu et violet, images de flammes et de chaînes sur écrans pour le titre "Lightning Strike", épique à souhait. Le Zénith devient un karaoké géant pour "Love bites", Rob Halford impressionne toujours par sa voix de tête, en contraste avec sa stature et son allure, et pour accompagner cet hymne à l'amour mordant des ballons qui sont en fait des préservatifs gonflés continuent de se balader au dessus du public... Tous les musiciens sont bien mis en avant par les lights et les déplacements sur scène rendent le show dynamique, visuellement c'est impossible d'être déçu par un concert de Judas Priest, on en prend plein les yeux.

Les titres s'enchaînent, et la voix d'Halford se déploie sur toute sa tessiture, et les power ballads s'entrelacent avec les hymnes épiques. Les solos sont bien mis en valeur avec un son particulièrement bon au Zénith ce soir.
Rob Halford dit que Judas Priest et Black Sabbath ont lancé le mouvement heavy metal, et qu'il existe toujours, de 1974 à 2024, 50 ans après, et remercie les fans de heavy metal qui sont toujours là à Paris. On assiste à une "descente de croix", ou à une descente de l'immense logo, et ça en jette.

Malheureusement j'ai dû m'enfuir en sprintant avant la fin du concert afin d'avoir le dernier RER vers ma banlieue, j'espère que les spectateurs qui ont pu rester jusqu'à la fin ont bien profité du dernier tiers du set de Judas Priest, mais je n'en doute pas trop ! Judas Priest reviendra en France le 23 juin à Nancy dans le cadre du Heavy Weekend.

Setlist : 1) Panic Attack 2) You've got another thing comin' 3) Rapid Fire 4) Breaking the Law 5) Lightning Strike 6) Love bites 7) Devil's Child 8) Saints in Hell 9) Crown of Horns 10) Turbo Lover 11) Invincible Shield 12) Victim of Changes 13) The Green Manalishi (with the two Prong Crowns) (reprise de Fleetwood Mac) 14) Painkiller

Rappel : 15) Electric Eye 16) Hell bent for Leather 17) Metal Gods 18) Living after Midnight
 
Critique : Elise Diederich
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