Chronique
POWERFLO - POWERFLO / New Damage 2017

Autant les deux disques dont j’ai parlé au début tout le monde s’attendait à entendre çà, autant Powerflo c’est du neuf. Alors oui on reconnait l’ambiance des guitares de Downset et Biohazard (oui mais ensemble çà fait carrément tripper car mélanger un truc super lourd serré rythmiquement qui faisait la patte de Downset avec le sens de l’harmonie agressive qui m’a toujours fait halluciner chez Biohazard ajoutez une vraie double science du riff, pardon mais je tire mon bonnet aux deux gratteux). Le timbre de Sen Dog est inimitable et son amour du gros son est connu et reconnu. Vous posez çà sur une rythmique entre hardcore et indus et vous avez le tableau global dressé. Comment on a fait pour ne pas parler de ce truc qui en plus est sorti avant Prophets ? Voilà, l’injustice de l’année est enfin reconnue, si vous aimez l’indé qui a de l’expérience je crois qu’on a des champions.
Onze titres d’une brutalité sauvage sur flow hip hop scandé crié se succèdent dans cet album éponyme qui ne se détend pas, jamais, vraiment jamais. « Resistance » a certes un refrain qui se retient (oui enfin c’est pas de la pop non plus), « Victim of Circumstance est peut être le plus accessible (fais le écouter à ta belle mère et elle tombe dans les vaps quand même, y a accessible et accessible, là c’est easy comme un poing en plein face). Si vous ajoutez à çà que le dernier titre, « Start a war » a pour seule caractéristique notable de déclencher un « quoi c’est déjà fini ? Mais j’en veux encore », vous aurez compris le problème. C’est concis (34 minutes et c’est plié), sans chichis, efficace et puissant, mais çà passe super vite.
Allez, sois joueur, va chercher bonheur.
Critique : Thomas Enault
Note : 9/10
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