Chronique
AMARTIA - DAYLIGHT BEAUTY / M & O Music 2021

« Daylight Beauty » démarre dans une tonalité plutôt pop avec « Lose Control » et « Dancing Light », et cela fonctionne très bien, notamment grâce à la très belle voix d’Amandine Duwooz.
Le groupe s’aventure ensuite avec délice dans des terrains bien plus balisés prog : « Child’s Eye » sonne très floydien (les claviers qui l’accompagnent sont un délice) alors que les splendides parties de guitare de « The Journey » ou de « In Waves » puisent dans la plus belle tradition de Yes ou de King Crimson. On réalise sur ces titres à quel point Vincent Vercaigne est un guitariste hors-pair. Et que de dire de son solo sur « Old Man and the sea » que ne renierait pas un David Gilmour. Vincent Vercaigne a, par ailleurs, pour cet album, mis l’accent sur les guitares acoustiques. Cette orientation nouvelle donne une vraie profondeur à l’album.
Tout au long du disque AmartiA arrive à créer des atmosphères cotonneuses et vaporeuses à l’intérieur desquelles on aime à se perdre : il n’y a qu’à entendre « Cloud 9 » qui conclut l’album pour s’en rendre compte.
Il n’y a pas la moindre faute de goût tout au long des plages qui composent ce disque. « Daylight Beauty » est un disque extrêmement cohérent du début à la fin. Et comme les très bons albums de rock progressif il permet à l’auditeur de voyager. Une heure de pur bonheur.
Critique : Pierre Arnaud
Note : 8/10
Site du groupe : Page Facebook du groupe
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