Chronique
DUSTSUCKER - JACK KNIFE RENDEZ VOUS / SPV 2006

Intro avec une moto qui démarre sur les chapeaux de roue, puis « Dead on Wheels » entre en jeu, la pêche et belle et bien là, et quelque chose me dit que ça va durer, un bon morceau à prendre comme réveil-matin ! « Jack Knife Rendez-Vous (Brrrrrr !) » continue le travail : efficacité, refrain accrocheur, et musique entraînante.
« Wasted times » nous rappelle ce que la guitare est au rock n’ roll et au métal ; la reine mère !!! Pas besoin d’être né virtuose, l’important c’est le feeling, et de toute évidence, eux l’ont. « Under the hammer » vous rappellera certainement plusieurs morceaux composés par des groupes des 80’s, et pour ma part, si l’originalité n’est pas à son paroxysme, je reconnais tout de même que c’est agréable de se replonger dans les années fastes avec un groupe contemporain.
« Bleed for my strings » conserve la même formule, et donc, même causes, mêmes effets : c’est énorme ! « Dust is rising » pointe le bout de son nez, puis nous démontre une énième fois une vérité : les Allemands sont quand même, au même titre que les anglais (et les americains maintenant) de véritables « docteurs » en Rock N’ Roll, que dire de plus ?
« Continental King » ne change rien à la donne, on reste dans le même registre, celui qui sent la sueur, le cuir, la bière…Et la Gibson (regardez cette superbe pochette !). « Out for blood » débarque à son tour, avec une guitare très mélodique dès les premiers moments, et puis toujours cette voix « Lemmyesque » qui se mélange magnifiquement.
« Burning Glass » suit lui aussi cette voie, guitare en avant, et émotion mêlée à la rage…Et ça déménage ! « Ten Feet High » résonne et le guitariste, qui semble avoir peur d’être oublié, reprend encore une fois les choses en main avec ces mélodies destructrices. « Witch of Death » nous ramène, encore une fois, une vingtaine d’années en arrière, et c’est toujours un plaisir. « Bigger than ever » clôture cet hommage au Rock N’ Roll et au Heavy Metal et de fort belle manière car ce morceau sonne par moment…Bluesy ! Une jolie pirouette qui nous démontre, si besoin était, que ces teutons sont décidément pleins de qualités.
Conclusion : On en viendrait presque à regretter pour Dustsuckers que Motörhead soit eux aussi en plein dans l’actualité, car force est de reconnaître que l’affiliation semble vraiment évidente. Mais prenons cet album pour ce qu’il est : un petit chef-d’œuvre dans son genre, qui à défaut de me suivre cet été, animera mes longues soirées d’hiver.
Note : 9/10
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