Live Report
CANCER BATS - Backstage By The Mill - Paris - 10/3/2019

Avant Cancer Bats il y avait un groupe, Underside donc, qui venait du Népal, je le glisse là parce que pendant leur concert (là où le blaireau moyen fait sa promo) le gentil Liam a fait leur promo plus que la leur, cause, ils viennent de Katmandou et apparemment plus ou moins en bus… C’est loin… Donc il a gentiment insisté pour qu’on aille leur prendre soit un disque ou un t-shirt, ou même un chapeau (sic c’est des casquettes bien sûr mais bon vous allez comprendre pourquoi dans une ligne). Car détail rigolo, Liam s’exprime en français (vous allez me dire il vient du Canada c’est fréquent), sauf qu’il vient de la partie anglophone, mais suite à leurs nombreux voyages, il s’exprime dans un français plutôt correct, et grâce à leur nouveau batteur, qui est belge, il a appris beaucoup plus de choses que les années précédentes… D’où une vraie communication sympa et même rigolote vu que selon le moment et le lieu où il a appris les mots, ça vient avec l’accent québécois, parisien ou bruxellois… Ca a l’air con mais un groupe sympa qui s’exprime dans l’idiome local tout en venant d’un autre continent, en essayant de renflouer les caisses du groupe d’avant qui vient d’encore plus loin… bah plus sympa tu peux chercher camarade. Quant à Underside, pour finir sur le team Nepal, c’était velu aussi, et sans la touche locale du danseur en costume au début du concert (et un peu plus tard) franchement on m’aurait dit que c’était un groupe américain ou espagnol voire norvégien j’y aurai cru. Une vraie belle affiche de niveau international prête à conquérir le monde donc.
Trêve de plaisanterie, si tu n’as jamais fait un seul concert de Hardcore de ta vie, va les voir la prochaine fois qu’ils passent. C’est dur de trouver mieux et c’est tellement indé dans l’esprit que c’est rarement plein, donc même si tu veux rester peinard à écouter la zic dans un coin en regardant la fosse remuer tu peux. Et si jamais tu ne les as jamais vu alors que tu aimes le hardcore, mais… Mon dieu, tu es un hypocrite ! Tu ne peux pas prétendre aimer le hardcore sans les avoir vus au moins plusieurs fois… Ca fait 12 ans qu’ils s’esquintent à venir prôner la bonne parole sans avoir jamais perdu ni le sourire ni la foi.
Au milieu des 18 compos du groupe jouées ce soir-là (le fameux batteur belge n’a eu le temps d’apprendre « que » 19 titres, c’est déjà pas mal) il y avait aussi évidemment la reprise des Beastie Boys « Sabotage » qu’ils jouent (à mon avis) mieux que l’original, mais pour comparer je vous laisse juger, les vidéos sont visibles partout. Allez je vous laisse combler ce qui vous manque de culture et on en reparle après le prochain.
Critique : Thomas Enault
Date : 10/3/2019
Date : 10/3/2019
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