Chronique

TAKARA - INVITATION TO FOREVER / Progrock Records 2008

Et bien cela faisait un bail que je n’avais plus entendu parler de ce groupe là : Takata.
Joyau du Hard Américain du début des 90’s, Takara, avait pour point fort un certain Jeff Scott Soto (Yngwie Malmsteen / Talisman / Axel Rudi Pell…), qui aujourd’hui n’est plus, mais qui est remplacé par un Gustavo Monsanto (Ex Adagio/ Lightseekers / Revolution Renaissance), dont on connait les qualités exquises.
Donc voici leur dernier méfait, qui va rappeler des souvenirs.

Pas de surprise dès l’arrivée d’ « Angel of lies » où on retrouve notre hard rock mélodique très estampé 80’s. D’entrée Gus nous démontre que son choix n’est pas usurpé et remplace avec aisance JSS. Par contre le son de l’album n’est pas super, super, un peu étouffé et vieillot, ça sent le vite fait ‘bien’ fait. Pour ce qui est des solos le père Neal Grusy a toujours la forme même si tout ça semble « cliché ». On poursuit avec « Final warning » qui ne change pas de registre et paraît même sortir des années 80, tant le son de cet album est d’un old scholl que je trouve de mauvais goût. Les morceaux eux mêmes n’ont rien de transcendants, même Gustavo semble en faire des tonnes sans réel résultat.
Pour l’instant, voilà un album mitigé, qui j’espère ira mieux avec « 555 » et bien pas tant que ça, le son est vraiment dommageable, quant au titre, même s’il est entraînant, ne casse pas trois pattes à un canard. Une sorte de rock, très Frontiers Records (vous voyez le genre) qui se laisse écouter, même pourquoi pas taper du pied, mais ça sera tout. Même le solo est à côté de la plaque ! Aller poursuivons mes frères avec un énergique « Spotlight » qui va vous rappeler la très bonne époque des 80’s avec ses tubes à gogo, qui vous trottent dans la tête durant toute la journée. Ça change pas la face du monde mais qu’est-ce que c’est bon, enfin je prends mon pied !!
Par contre on repart un peu dans les travers d’avant avec « Riders on the road » et surtout quel son pitoyable, le pauvre Patrick Johansson déjà qu’il n’est pas verni chez Malmsteen pour le son de batterie ici, c’est même pire ! Heureusement que Gus, de son timbre fort agréable, sauve ce titre d’un certain naufrage : à oublier. « This story as be to hold » est un meilleur moment qui sent bon la naïveté, un titre soft, qui passe bien, et apporte son lot de mélodies sucrées. Perso ça me rappelle Astra, un des premiers groupes de Gus.
Un petit mid tempo, un peu lourd nous arrive avec « Place under the sun ». Bien là aussi, sans plus toujours, et encore, une fois c’est le petit Brésilien qui sauve les meubles grâce à sa voix. Bon les gars vous voulez du changement ? Du énorme qui tue ? Et bien « Still a mystery » est… ce… qu’il… vous… faut… pas ! Petit plus, ce titre décape bien et est supérieur à bien d’autres de cette galette. Un bon point qui me ravi. Par contre le solo, semble par moment un peu raté (surtout son début).
Bon je reprends un peu le sourire, pour accueillir « Looking for salavtion », qui là aussi attaque bien. Un bon titre sans prétention, qui avec son refrain nous fait garder le sourire. Par contre les chœurs pas terribles, du style fait dans le garage (on est loin du boulot de Lightseekers dans le domaine, voir même pour tout l’album) ça dénigre encore le groupe.
Attention place à l’exercice préféré de Gustavo : la ballade !! (En fait il n’aime pas ça !). « This Photograph » est sympathique mais n’arrivera jamais à la cheville des standards des grands des 80’s. Un bon moment au coin du feu ou sur la plage, entre potes ou en amoureux.
Et oui un album de hard mélodique sans ballade s’en n’est pas vraiment un.
Bon ça c’est fait, place à « I can’t hold on » qui est bien bonne, bien rythmée et enjouée, elle donne le sourire et nous permet de pas trop nous fâcher avec Takara. Sûrement un des meilleurs titre de l’album. On termine mesdames et messieurs avec « Nowhere to run » qui même si elle semble un peu poussive, finie correctement l’opus. Une petite déception pour ce retour que j’attendais.

Conclusion : un album sympathique qui est trop dénaturé par un son pitoyable, ainsi qu’un manque de réalisme. Dommage, la prestation de Gustavo est très bonne (Comme d’hab, mais il en fait de bien mieux !), ce qui reste finalement le seul point fort de cette galette et c’est un peu léger. A réserver aux fans de hard mélodique des 80’s et aux fans du Brésiliens (ça tombe bien je le suis des deux).
 
Critique : Guillaume
Note : 7/10
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