Chronique

GLITTERTIND - LANDKJENNING / Napalm Records 2009

Mesdames et messieurs, bien le bonjour. Soyons fou, une fois de plus et adonnons nous aux joies des chants folkloriques de contrées perdues. Bon, Du folklore norvégien. Pour tout vous dire, leur nom est un hommage à un mont célèbre de Norvège, GLITTERTIND. Ils fêtent la sortie de leur 3ème album intitulé LANDKJENNING (LANDSCAPE en anglais). Leur attachement est tel qu’ils ont même produit un album dédicace pour les 100 ans de l’indépendance norvégienne. Autant dire que la culture de leur terroir est profondément ancrée en eux. Reste à voir si leur musique reflétera bien leurs racines profondes et leur amour pour leur patrie. Une chose à préciser, ils ne sont que deux….. Un guitare-chant et l’autre qui se tape tout le reste, ca impose le respect.

L’intro de LINDISFERN annonce tout un programme. Chœurs magistraux, mélodies traditionnelles à faire frissonner le plus vaillant des adorateurs de marteaux. La, on part sur du folkmetal bien sympathique. En plus, pour nous autres « gens du sud », avec cet accent, c’est génial. Ca passe très bien. Je m’attendais à une composition basique avec deux mauvais refrains et un coup de biniou mais non. Gros passage instrumental. Une montée en pression gérée magnifiquement et des chœurs sublimes pour finir.
Du folk avec la caisse claire sur le temps ? Déjà entendu ? Vous ne pourrez plus le dire. Encore un morceau d’une grande classe. KARL DEN STORE. Cette voix profonde vraiment baignée de racines traditionnelles profondes. Une interprétation sans faille. Des passages instrumentaux splendides. On se voit vraiment en pleine steppe, le visage fouetté par une tempête de neige glaciale.
SONNER AV NORGE. Magnifique intro. On se croirait en pleine quête avec un soleil levant au loin. Et les montagnes en arrière plan. Un ternaire qui swingue et toujours cette interprétation remplie d’influences. Quand on sait que les deux zouaves ont 24 et 26 ans. Ils sont vraiment imprégnés de la beauté de leur pays. C’est un pur moment de régal. Pourvu que ça dure. Sincèrement.
Ah, un morceau bien entraînant. Préparez vous à dans la gigue ou la bourrue (provençal ou auvergnat, ca dépend). Un excellent EN STILLE MORGEN. Des mises en place de métal en plein folklore. C’est terrible. Avec des passages accordéons. Franchement, c’est de l’éclate. Rien qu’à la compo, ils ont du se régaler, les deux bachybouzouks.
FJELLHEIMEN GIR MEG FRED. Une intro métal avec une bonne triplette en brout brout à l’ancienne. A vivre. Un morceau épique. Ca y’est les revoila partis en guerre, nos fiers scandinaves. C’est du bon métal. Baigné des profondeurs glacées des contrées boréales, on se laisse bercer par ses mélodies. Les MANOWAR du -55°.
Sympa la suite. Alors, la, croyez le, croyez le pas, Folk Punk Metal. OLAV DIGRE. Toujours ces mélodies traditionnels d’une grande qualité. Un son métal qui n’a rien à envier aux autres formations de chevelus. Des refrains avec des chœurs quasi néo métal. Franchement, ils ont peur de rien. Et ca fait du bien.
NORDMANNEN. Ca y’est, ils se lâchent. Encore du Punk. Didiou, c’est trop bon, c’est du EXPLOITED, NOFX avec des instruments traditionnels. J’adore. Et pourquoi pas un peu de TOY DOLLS ? C’est l’esprit !! Je m’éclate.
Ah, on calme le jeu ? FROSTRIKET. Une acoustique ternaire des plus jolies mais des plus tristes aussi. Une émotion à vif dans ce morceau interprété excellemment. Et la voix colle de manière magique à la vibration de l’acoustique et des ambiances.
Nous revoilà immergé dans de la tradition jouée ternaire, très prenant, très poignante. EVIRE ASATRO. Qui nous conduit droit à la conclusion de l’album.
SE NORGES BLOMSTERDAL. Une instrumentale au clavier, glaciale comme les contrées qu’elle représente. Mais magique dans son interprétation. L’album se referme et le livre d’images qu’il nous met dans la tête, également. Merci à eux.

En conclusion. Que d’images à travers ce splendide voyage que nous proposent les deux (et oui, seulement deux) autochtones venus du froid. A chaque phrase, son image. A chaque chanson, son histoire. La métaphore du livre d’images est, on ne peut plus, justifiée. Une quête au travers de tout leur pays, de paysages mélancoliques, en soleil levant (alors, chez eux, parfois il se lève pendant 3 mois donc ils ont eu le temps de composer pepère !).
J’ai vécu un moment très agréable et j’ai pris un grand plaisir à écouter cet album.
Je conseille fortement à toutes les catégories de personnes. Peu importe votre influence. Vous pourrez passer un très bon moment en découvrant cet album qui vous donnera peut être envie d’écouter ses prédécesseurs. Que ca soit de l’écoute attentive ou en ambiance, cette musique se fondra partout. Un gros travail de la part de seulement 2 personnes. Félicitations. Sincèrement.
 
Critique : Burno
Note : 8.5/10
Site du groupe : Site officiel du groupe
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