Chronique

HEAVENLY - CARPE DIEM / Double vision 2009

En cette jolie fin d'année et juste avant de se bourrer sous le sapin étoilé, Heavenly vient nous présenter son dernier né. Un cinquième opus aux dires plus varié, qui devrait nous émerveiller ! Allons voir si cela est vrai.

On attaque très fort avec « Carpe diem ». Après une intro malsaine, un riff plutôt trash débarque et c'est parti pour 5 minutes de folie. Sur ce coup là Heavenly se montre plus agressif et cela lui réussit plutôt bien. Je rassure les fans, le style du groupe est toujours présent avec de très belles mélodies. Un pur tube qui va faire mal sur scène avec son refrain magique et son duel de guitare incendiaire. Plus habituel « Lost in your eyes » réveille en vous le happy métalleux, qui sommeille. Un titre très proche du répertoire du groupe avec une patate certaine et une joie de vivre communicative. Au niveau des solos, les deux compères se sont lâchés pour le plaisir de leurs auditeurs. Un début tonitruant, qui place le groupe sur une bonne ascension.
Place à un exercice rare, la ballade. « Farewell » est donc celle-ci. Un très bel exercice où l'ombre de l'immense Freddy Mercury demeure, grâce à une véritable performance de Ben Sotto, mais pas seulement. La construction progressive et les orchestrations en font un véritable titre dans la droite lignée de Queen !! Petite boite à musique pour introniser « Fullmoon » qui n'a rien à voir avec celui de Sonata Arctica, mais qui à coup sûr va avoir du succès. Une sorte d'hymne métal limite opéra qui évolue au grè des envies et vous fait voyager d'émotions en émotions. Que dire de plusmis à part que c'est surement le meilleur titre qu’ait composé le groupe (enfin Ben). Un pur délice.
Un début au piano pour « Better me », pour une deuxième ballade. On pourrait y croire tant cela y ressemble mais non, les guitares arrivent et le tout s'emballe dans un happy queenesque du plus bel effet. On peut annoncer que le groupe a privilégié le côté mélodique de sa musique en y ajoutant une forte dose d'influence Queen (des premiers albums) et que ma fois le résultat est tout simplement exquis. « Ashen paradise » là c'est le hic ! Un début pompé sur l'intro l'album 'New world order' de Gamma Ray, pour un speed métal classique où d'autres clins d'œil à la bande à Kai Hansen viennent pourrir l'ambiance quand ce n'est pas le clin d'œil à Virus. Bref niveau idées ici on frise le clonage. Reste du gros puissant qui va à 300 à l'heure et atomise tout sur son passage.
Après cette petite erreur de parcours « The face of truth » reprend les rennes comme il faut. Un titre métal bien pesant, pour nous offrir un mid tempo fort concluant. Et oui le groupe sait aussi ralentir le tempo sans pour autant perdre en qualité. Encore une preuve de son avancée réussie. Par contre avec « Ode to joy » là c'est autre chose, Mozart est à l'oeuvre et se transforme en un speed que n'aurait pas renié Tobias Sammett pour son Theater of salvation ! Après cette petite parenthèse nous avons droit à une tuerie de speed métal comme il devient rare d'en entendre (ça me rappelle ma jeunesse) ! A noter un extraordinaire solo de synthé de la part de Nicolas Marco de Forgin' Fate venu faire éclater son talent durent quelques secondes de pure folie !
On finit par un « Save our souls » purement Heavenly avec un deuxième invité de marque: Mr Oliver Hartmann, venu atomiser ce titre grâce à sa voix, son talent, son charisme... je vais arrêter là je vais en faire trop. Enfin le titre en lui même ramène à l'époque Sign of the winner sans pour autant être mauvais, il est juste sympathique au vu des bombes qu'on a bien pu avoir durant cette écoute.

Conclusion : Le groupe a fait très fort en nous proposant ce produit de très bonne qualité, qui plus est, évolué et varié. Oui heavenly a réussit son effet et compte bien ne pas en rester là. Son meilleur exercice à l'heure d'aujourd'hui !!
 
Critique : Guillaume
Note : 9/10
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