Chronique

KIKO LOUREIRO - FULLBLAST / Mascot records 2010

En repos obligé avec Angra notre Brésilien adoré sort aujourd'hui son troisième album solo. Un retour au métal instrumental après une petite excursion jazz tribal.

Dès l'arrivée de « Headstrong » on voit où notre guitariste veut en venir. De très belles mélodies de guitare rythmée sur un métal aux consonances Brazil ! En tout cas Kiko nous présente un très beau jeu de 6 cordes inspiré, gorgé de sublimes notes. Un début d'enfer. Encore dans notre mélange culturel Mr Loureiro nous offre cette fois avec « Desperado » du plus conventionnel qui ne cassera pas trois pattes à un canard. En plus une impression de recyclage d'idées d'Angra me surprend par moment. Un gros coup de moins bien.
« Cutting edge » vient à nous dans une déferlante de technicité ahurissante. Une démonstration stérile mais bien sauvée par les idées tout de même lumineuses de notre virtuose Pauliste. Un peu de calme avec l'enivrante « Excuse me ». À nouveau un ensemble de belles notes misent bout à bout pour un voyage des plus délassant. Je retrouve l'inspiration du grand Joe Satriani comme dans No gravity. Une belle pièce de musique.
On replonge dans l'ambiance des rues de Rio avec un « Se entrega corsico! » qui cette fois-ci est plus que Brazil, Brazil ! Perso j'accroche pas plus à cet exercice là. On passe, pour accueillir « A clairvoyance », tout en touché et en subtilité. Un moment calme et reposant que l'on savoure intensément.
Grosse guitare et instrument folklorique pour la heavy « Corrosive voices ». Encore une fois un beau déballage de notes et d'idées savamment orchestré. Il est fort agréable de constater que cette fois-ci notre homme a réussit à bien faire sortir sa personnalité dans ses morceaux. Une semi ballade à la Satriani débarque. « Whispering » passe l'épreuve avec brio, il faut dire que Kiko semble très doué dans ce genre de phrasé délicat.
« Outrageous » commence sur une guitare sèche avec quelques orchestrations qui donnent l'impression d'être dans une BO de film. Malheureusement, pourrait-on dire, tout ceci se transforme en un speed dévastateur où notre 6 cordistes frôle les excès de vitesse. Reste tout de même un bon moment technico-démonstratif. Tient du pur, du vrai avec « Moundo verde » qui t'envoie sur les plages de Rio en un rien de temps. Une fois sur place tu visiteras bien un peu et « Pura vida » est fait pour ça. Prendre de la hauteur et voler au dessus du brésil et y découvrir tout ses paysages plus sublimes les uns que les autres.
On termine notre voyage avec « As it is. Infinite » une succession d'arpèges doux comme de la soie. Fermez les yeux, ça y est nous somme arrivés.

Conclusion : Kiko s'en sort à nouveau bien avec ce deuxième album métal. Cette fois-ci la personnalité est bien plus présente et les idées très belles. Reste plus qu'à aimer le folklore Brésilien et tout sera parfait.
 
Critique : Guillaume
Note : 8/10
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