Chronique

PERIPHERY - PERIPHERY / Roadrunner Records 2010

Mesdames et Messieurs, bien le bonjour. Nous allons, ce jour, écouter un groupe de fondus qui pratiquent le mathcore, musique compliquée aux architectures alambiquées spécifiques. Le combo nous vient des States et s’appelle PERIPHERY. Ils sortent leur premier album : PERIPHERY. Allons de ce pas découvrir leur triturage de cervelle.

INSOMNIA. Ca rentre très brutalement. Un son redoutablement brut. Un morceau avec 850 millions d’idées. Tous les registres sont arrosés, tuerie, mélodie, sons clairs, chants clairs, hurlements, phrasés psychédéliques, guitares déjantées. Ca joue de folie, c’est composé de manière très riche/ Mais, même si la structure vrille complètement, on reste sur de la musique audible et compréhensible contrairement aux fondus de DILLINGER ESCAPE PLAN, pour ne citer qu’eux.
THE WALK. Encore très brutal. Des hurlements efficaces. Des mises en place de folie. Ca déchire réellement. Après, c’est un style auquel il faut adhérer. Mais ca envoie sans concession et le travail fourni par les musiciens est impressionnant.
LETTER EXPERIMENT. Ca groove de folie d’entrée de jeu. De la mise en place qui claque tout. Le travail sur la composition est énorme. Ca bouge beaucoup mais tout est maitrisé. Les voix s’alternent dans tous les compartiments. C’est du haut niveau.
JETPACKS WAS YES. Un morceau encore très riche, travaillé en ambiances. Un chant aérien. Plus accessible que le reste de l’album.
LIGHT. Mises en place furieuses. Mais un morceau plus axé sur les ambiances. Des variations d’atmosphères. Un excellent morceau.
ALL NEW MATERIALS. Introduction acoustique, très bien pensé, très bien joué qui lance un morceau tout en fluidité. Toujours en alternance entre atmosphérique et brutalité mais un morceau sommes toutes très cohérent. Encore un travail d’orfèvre. Lees samples jouent également un rôle important.
BUTTERSNIPS. Boucherie. Ca dévaste tout. Mais les compositions sont toujours aussi riches et on tombe sur un passage mélodique progressif magnifique. Un son de groupe hallucinant. Ca swingue.
ICARUS LIVES. Pompe NU metal, accordage en fa grave (je déconne, c’est réservé à MESSHUGAH). Mais gros riff qui dépote. La voix est un peu trop actuelle selon moi. Trop propre, ca manque de grain. Mais dans sa structure, le morceau est terrible. LE TUBE.
TOTLA MAD. LE morceau barré. Mélodies martiennes. Guitares psychés sous tranxen. Un chant un peu trop conventionnel. Encore une fin électro samplée très agréable. Niveau ouverture d’esprit, rien à redire.
OWN MY FELLINGS. Gros morceau mélodique déstructuré. Des mabiances en perpétuel mouvement. Encore un morceau hyper travaillé et d’une efficacité sans faille.
ZYGLROX. Encore un truc de barge, mais vraiment ! Ils sont réellement fondus, les types. Un pur délire. C’est excellentissime. Mais faut suivre. Réservé à un public connaisseur et averti. En une minute de morceaux, il y’a autant de riffs que dans 156 albums d’AC-DC. Au diable l’avarice, on est pas là pour économiser du riff, bordel.
RACECAR. Un morceau qui synthétise un peu tout l’album. Puissance, mélodie, richesse, atmosphères, structures. 15 minutes de travail de fou.

Pour conclure, je n’adhère pas pleinement à ce style de chant, quand il est en chant clair. Un peu trop conventionnel, ca manque de caractère, de personnalité. Sinon, un album de tuerie. Ca joue de folie, les compositions sont monstrueuses. Félicitations.


 
Critique : Burno
Note : 8.5/10
Site du groupe : My Space Officiel
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