Chronique

THE OATH - SELF DESTRUCTED / Aural Music 2010

C’est avec une grande douceur que débute cet album de The Oath intitulé « Self-Destructed ». En effet, ce « End of the lines » débarque de manière virile et mélodique avec une voix bien roque. Un peu façon Arch Enemy. Amis de la poésie, bienvenue ! Ce premier titre vient percer la sérénité des lieux et nous propose une ambiance de haute volée et ce malgré le coté guttural de la voix. Ici, même le chant se cale parfaitement sur les mélodies. L’apparition d’une voix claire par la suite donne encore plus d’intérêt à ce titre.

L’intro se voit être beaucoup plus délicate pour « Embraced ». Au début, la délicatesse et la mélodie sont au rendez-vous. Bien évidemment une montée en puissance se fait ressentir par la suite mais l’aspect mélo reste présent tout en rentrant dans un registre plus bourrin et envolé avec des passages ténébreux au synthé au ici et là. « Alone I roam » retentit des plus belles avec une rythmique de fou, nous faisant voyager dans divers univers musicaux : du black, du speed et du mélodique. Un mélange savoureux et original.
Un battement de cœur pour « Way to nowhere » dont l’ambiance de départ est-elle que l’on se croirait perdu, airant dans les limbes avant d’être trouvé par les démons et débutant un course folle et déchaînée. Un titre plus que sympathique et porteur. Petit instrumental maintenant avec « Only ». Quatre minutes de défoulement complet où le groupe se fait plaisir sur tous les plans, et principalement au niveau de la batterie, qui se voit être accompagnée de du reste de la troupe de façon mélodique et attrayante.

« Watch me bleed » continue dans cette dynamique où l’alternance voix gutturale et voix claire donne une dimension des plus prenantes à travers cette musique qui mixe avec perfection brutalité et douceur. Paradoxal mais vrai et bien bon ! « Impossible cure » se voit être intro avec une belle nappe de synthé avec de plonger dans un speed metal ténébreux et envoutant. Ici encore le mélange fait mouche et continue de nous faire tourner la tête dans tous les sens. Gros riff heavy pour lancer « White fields ». Ici une ambiance plus rock ‘n roll se met en place tout en gardant le coté sombre bien évidemment. Pour le final de ce « Self-destructed », « I am nothing » sera le représentant. Une intro sombre au synthé, suivie d’un solo guitare des plus envolé qui nous fera entrer dans cet univers musical ambiant, lourd, et racé.

Conclusion : Children Of Bodom au placard. The Oath sont les nouveaux maîtres de la scène dark mélodique. De la fraîcheur, de l’originalité et de la vivacité. A découvrir les yeux fermés et les oreilles grandes ouvertes.
 
Critique : Lionel
Note : 9/10
Site du groupe : Site de The Oath
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