Chronique

YANN ARMELLINO - CROSS ROCKS / BRENNUS 2004

Yann : guitariste instrumental français fut le 1er à nous faire confiance (merci pour ça) et c’est en toute logique que nous allons chroniquer son nouveau bébé intitulé Cross rocks.« Crossroad » débute cet album, c’est une reprise de Robert Jonhson (grand guitariste de blues des années 30) chanté par Tony Lindsay, ce titre donne chaud au cœur et les solos de gratte sont excellents sincères et chaleureux. Un très bon début qui donne envie de vite découvrir la suite. « The begining » c’est du pur Yann comme on a pu l’apprécier dans ses précédant opus, avec toujours ce petit côté Joe Satriani (il faut bien rendre hommage à ses idoles) fort sympa, et ce jeu de guitare entre technique, fluidité et sincérité, un grand morceau.
« Dropped d song » c’est du bon hard rock mélodique très bien aidé par le talent inspiré d’un Yann très en forme, on en redemande.
Yeah le blues reprend son droit avec « stop breakin’ down » quel pied, on sent que l’ami Yann à vraiment pris son pied avec ce titre de Robert Johnson cela sent bon le vrai blues jouissif et les quelques cuivres accompagnés de la voix de Larry Braggs le rend plus que magique.
« Beach music » est plus calme, un titre plus cool et lisse avec lequel on se laisse entraîner vers un joli monde celui de la belle guitare. « Riff roll & Stylus » c’est la rencontre entre le rock et l’electro certes plus rock que électro, un titre qui nous montre un style différent mais parfaitement maîtrisé. On continue dans les reprises mais cette fois c’est Kiss (le groupe fétiche de notre cher Yann) « shandi » est là jouée en instrumentale fort bien réussi d’ailleurs douce et enivrante.
« Electro song » rappelle l’album du Satch ‘enigme of création’ un pur mélange rock électro décapant, puis changement de direction avec « metal song (baby’s like metal) » un titre énorme au riff super.
Allez un peu de blues avec 2 reprises de Mr Johnson « if i had possession over judgement day » est plus cool dans la pure tradition avec un jeu moderne qui nous fait dire que cette musique est immortelle et intemporelle puis « four until late » nous fait plonger il y a 70 ans en arrière dans les champs de cotons de la Caroline du sud avec la voix de Connye Florance. La douce « time to time » prend sa place dans votre âme avec ses jolies mélodies et sa douceur ultime, parsemée de quelques voix féminines fort agréables pour un moment divin.« feels so good (remix)» est étrange un mélange de funk, rock, hard, toujours mené de main de maître par un Yann jongleur. Le dernier titre se nome « walkin’blues » est lui aussi de Robert Johnson du pur du dur.
Conclusion un très bon album pour un très grand monsieur qui poursuit son chemin au travers de sa musique sincère, chaleureuse et surtout à des années lumière de quelconque fumisterie commerciale, un rayon de soleil au milieu de ce monde sombre.
 
Critique : Guillaume
Note : 8/10
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