Chronique

OPUS DORIA - INFRAWORLD / Auto Production 2011

Aujourd’hui on va voyager avec OPUS DORIA dans un métal symphonique loin des sentiers battus. Ce jeune projet nous vient tout droit d’Aquitaine ! Et oui un groupe de chez nous !!
Sans plus attendre, commençons notre voyage dans « Infraworld ».

« The Sundial » démarre comme une BO de film épique, avant que la guitare nous lance un riff tranchant et puissant en pleine poire. Le chant vient se greffer sur la musique et le moins qu’on puisse dire c’est que la chanteuse assure. C’est lyrique et mélodieux, mais on décèle un léger manque de puissance par rapport à la composition. Le solo très néo classique nous en met plein les mirettes. Bonne entrée en matière.
« The Quest » démarre en trompe, avec un riff speed, des chœurs, la totale. Les instruments s’accordent parfaitement, chacun reste à sa place, mais le chant, sur certaines parties manque encore de puissance. Mais les parties musicales sont impressionnantes de maitrise. Il faut dire que nous avons à faire à des professionnels, et ça s’entend, si vous prêtez attention aux lignes de piano et de violoncelle.
« Brain machine » est un morceau un peu plus direct, accès sur la guitare et l’énergie, et le chant qui là colle bien au morceau qui se termine à l’orgue : la messe est dite.
On arrive à un morceau instrumental, « The First Crusade », énorme !!
On démarre au clavecin et violon, de façon un peu folk, qui n’est pas sans rappeler l’intro de « Quietus » d’Epica, mais en plus lyrique. Puis quand les orchestrations arrivent avec les chœurs, ce riff dantesque, c’est tout simplement jouissif. Passages hyper mélodieux à la guitare, solo déjanté, break de clavier puissant, une leçon, respect.
L’influence classique se fait vraiment ressentir dans les mélodies, notamment aux claviers. Un murmure annonce « The cry of the knight », magnifique ballade, envoutante, lyrique, mélancolique. « The mission » fera penser peut être au Rhapsody du premier album sur l’intro. Le morceau reste assez mid-tempo, mais le break est fantastique, si vous aimez le classique. Le chant manque une fois de plus d’impact. Il est très juste, mélodieux mais pas assez puissant, hors on sait qu’il peut l’être.
Autre ballade, différente, « Reborn » se fera surtout piano voix. La batterie se fera légère et quelques orchestrations viendront embellir la compo. Pas grand-chose à dire si ce n’est que c’est beau, et bravo au solo de violoncelle.
« Wind whispers » reprend la voie du direct, du « plein ta face », et là le chant est nickel, le refrain vous laissera sur le cul. Pas de remplissage, on fait du concret, avec des mélodies qui restent. On poursuit notre itinéraire avec « Space of Dilemma », et sa montée en puissance avec ces vocalises qui vous laisseront pantois. Le riff ultra speed et le chant lyrique, très orienté opéra, donnent envie d’appuyer sur le champignon. Les arrangements classiques apportent beaucoup aux morceaux, je répète : ne pas les négliger. Ces deux derniers morceaux sont vraiment énormes.
On conclut cet essai avec le long morceau « A lost planet », instrumental, très progressif et lent. Le piano laissera place à la symphonie et inversement, dans un jeu de chaises musicales. Le morceau se laisse savourer, tranquillement, et distillera ses émotions au fil des écoutes.

Alors là mes amis, je suis impressionné. On est loin du métal classique que l’on nous vend habituellement. On est vraiment plus dans du métal classique et lyrique que du symphonique. Les compos sont fortes, riches de mélodies, que l’on découvre écoute après écoute. Chaque instrument est maitrisé, une vraie leçon de musique. A découvrir.
 
Critique : SBM
Note : 9/10
Site du groupe : Myspace du groupe
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