Chronique

KERION - CLOUDRIDERS PART1: THE ROAD TO SKYCITY / Metalodic 2012

Chers résistants métalleux, la France est aujourd’hui à l’honneur et prouve qu’elle a aussi d’excellents et charismatiques groupes. Aujourd’hui ce sont les niçois de KERION, qui nous livrent ici le premier épisode de leur nouvelle saga : « Cloudriders, Part 1 : The Road to Skycity ».
Et le groupe met les petits plats dans les grands. Livret très illustré, histoire, personnages, guests en pagaille, c’est digne de Rhapsody ! (au moins !).
Pour le moment, le bijou est alléchant, et maintenant voyons ce que nos voyageurs nous ont écrit…

On commence (classique), avec l’intro nommée « Riders Theme (Intro) », qui fait très jeu vidéos type aventure fantasy. Personnellement je trouve que cette intro n’aurait pas fait tache dans un trailer de Final Fantasy. Hyper mélodieux, avec des orchestrations majestueuses, très bonne entrée en matière.
Bien que classé métal symphonique, KERION s’éloigne des sentiers battus pour délivrer également un power métal couillu avec des riffs et solos percutants.
En parlant de s’éloigner, « The Map » surprend par ses sonorités très folks, avec cette flute et sa mélodie tout simplement excellente. On reconnait très bien le style de KERION et c’est une bonne chose: l'identité est là. Le couplet possède une rythmique entrainante, le refrain avec ses chœurs superbe, quelle claque !!
On continu avec du KERION plus classique avec « Everlasting Flight », qui aurait très bien eu sa place sur le très bon « Holy Creatures Quest ». Lignes de chant très efficace en couplet et toujours ses chœurs très entrainant et percutant sur le refrain qui déchire.
Les breaks sont souvent fait par la guitare lead, et franchement, les amoureux de la virtuosité se délecteront d’écouter Remi vous en mettre plein les dents, les mirettes, la tronche et autant en sweep qu’en shred, et le tout en restant mélodieux.
Plus lourd, plus soutenu, plus heavy, « Bounty Hunter » accueille Raphael Dantas (Caravellus), qui surprend par la qualité de son chant (tantôt hyper éraillé soit clair et limpide) et son interprétation qui donne vraiment une âme particulière à ce morceau. Le duo avec Flora marche très bien !
Petite accalmie avec une jolie ballade ou la guitare sèche et le violon accompagnent Flora qui nous fait voyager sur « The Sky is My Ocean ». Très mélodieux, envoutant, ce morceau passe tout seul.
Nouveau duo sur un « Fireblast » enragé. Le premier extrait (avec un clip) est chanté par Lady Rachel. Après une intro magistrale avec des chœurs qui rappelleront « Lux Triumphans » (sur le Dawn of Victory de Rhapsody), Rachel et Flora se lancent dans un battle chant lyrique/chant grunt. Et honnêtement notre Rachel nationale a de quoi vous scotcher ! Je n’ai jamais, je dis bien JAMAIS, entendu un grunt si parfait de la part d’une femme. Absolument BLUFFANT !!!! Total respect, je fais pas mieux…
Notre voyage se poursuit avec un morceau qui porte bien son nom : « Tribal Vibes », avec ses percussions, sa flûte de Pan (il me semble). Encore une fois le groupe surprend en incorporant encore de nouveaux éléments dans sa musique. Le « Never More » plus conventionnel est très efficace et évolue plus dans un registre speed/power de haute volet avec en guest Adrien Eyraud (Silent Fall). Et mes amis quel solo !!!!
La voilà notre ballade piano/voix (et un peu violon aussi…). Pour cette « Celticia’s Song », tout simplement belle, je vous conseille de vous allonger, fermer les yeux et savourer. Le piano est tout simplement enivrant.
« Ghost Society », surement le morceau le plus agressif de l’album. Avec une intro clavecin/chœurs, et une terrible montée en puissance on arrive à un riff dantesque, sauvage qui martèle bien comme il faut. Ce morceau a quelque chose de Within Temptation par moment au niveau des lignes de chant.
Après « The Fall of Skycity Part 1 », qui est une intro assez courte, on arrive à l’apogée de l’album avec le long et épique « The Fall of Skycity Part 2 ». Sombre, puissant, très prenant, on n’aura aucun mal à imaginer la chute de Skycity avec cette bande son.
Riffs tranchants, solo plein la gueule, ça c’est fait. Et on termine avec « Riders Theme : Outro », tout en symphonie, mais peut-être un poil guilleret pour la fin de ce chapitre qui est pas spécialement joyeuse, mais ne pinaillons pas.

Alors là mes enfants, la claque. Que de chemin parcouru par nos niçois. Les compos sont riches, prenantes, variées, alliant la puissance rythmique des riffs à celle des chœurs et de l’orchestre pour un effet terrible car hyper bien dosé!!
Cet opus n’a rien à envier aux grands du genre. Comme quoi on est pas obligé d’être allemand ou finlandais avec l’appui de Nuclear Blast pour filer des claques !
Incontestablement un des albums de l’année à découvrir d’urgence. Français, française, ils comptent sur nous !!!

 
Critique : SBM
Note : 9/10
Site du groupe : Site officiel du Groupe
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