Chronique

KIKO LOUREIRO - NO GRAVITY / REPLICA RECORDS 2005

Le beau guitariste d’Angra nous arrive quelques mois après un sublime opus, pour nous présenter son 1er album solo. Entouré de ce qui se fait de mieux en tant que batteur : Mike Terrana (Rage Axel Rudi Pell Artension…) et de Dennis Ward à la prod, l’ami Kiko nous pond là un Skeud 100% instrumental.
C’est « enfermo » qui part dans une version très technique, un morceau qui reste très proche de son jeu dans Angra. Techniquement rien à reprocher, le talent de ce grand de la guitare transpire dans son jeu fluide technique et bourré de feeling, avec quelques touches jazzy. Un bien bon début. Enchaîné sans temps mort « endangered species » rappelle la ‘barbarian at the gate’ de notre ami Patrick Rondat : étrange, mais tellement bon (ben oui voila la référence quand même) puis un petit passage à inspiration do Brazil et on repart, tapping swipping comme les grand : très bon.
« Escaping » elle est plus inspirée Joe Satriani (il le fallait bien celui là) avec quelques touches Steve Vai mais très basé sur le jeu Loureiro. Toujours dans la mouvance métal, ce titre garantit de beaux passages technique à souhait. « No gravity » débute calmement pour une sorte de ballade jolie sans trop en faire. On n’a l’impression qu’il a fait ça toute sa vie le bougre. Un beau passage plein de feeling. Aller on sort la guitare sèche pour gratter « pau-de-arara » puis on branche l’électrique dans un bain métal samba très proche des ‘Carolina IV’ ‘Unholy war’. Ce titre met la pêche et le jeu de notre compère est excellent (qui en aurait douté).Un titre français maintenant. « la force de l’âme » commence calmement et nous donne une bien jolie ambiance qui va se développer en un mid tempo agréable est sensible ; un fort moment intense, superbement interprété.
Quelques percussions pour « tapping into my dark tranquility ». Un style samba joué en tapping qui me rappelle ‘midnight’ voir ‘the day at the beach’ de Satriani. Court mais sympa « moment of truth » débarque pour un bien gros morceau mid tempo bourré de jeu à la wah wah qui lui donne une profondeur subtile. Une nouvelle fois son jeu rappelle le maître Satriani (il à du coucher avec ses albums) mais il reste quand même une part personnel. L’acoustique « beautiful language » est de la pure musique Brésilienne super cool et surtout tellement loin du métal qu’elle en est encore plus profitable, très rafraîchissante.
Deuxième pseudo-ballade avec « in a gentle way », une nouvelle fois fort jolie, douce et enivrante puis emportée et subtile. Un vrai régal mené par un jeu impérial proche par moment d’un Brain May (Queen) : délictueux à souhait.
Le métal reprend ses droit avec « dilemma » speed techniquo démonstratif et assez étrange. Ce titre énorme porte beaucoup d’intérêt car Kiko ne nous en jette pas trop à la figure juste ce qui faut quand il le faut : un bien grand travail. Re calme pour « feliz desilusao » très joli ce titre est enfin la vraie ballade calme douce et sensuelle en un mot : magnifique. A noter le joli travail de mélodie de Kiko qui nous propose des titres faciles et agréables à écouter, à la portée des non musiciens et ce n’est pas facile à faire. Chapeau bas monsieur. Pour terminer c’est « choro de criança » une interlude classique biensur acoustique qui clos joliment ce 1er opus fort convainquant.
Conclusion un exercice fort peu évident dans lequel Kiko s’en sort avec les honneurs même si il manque un petit quelque chose d’original et d’accrocheur. Enfin si vous aimez la belle guitare jetez vous dessus pour les jolis plans de 6 cordes.
 
Critique : Guillaume
Note : 8/10
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