Chronique

ARTLANTICA - ACROSS THE SEVEN SEAS / Spv 2013

Le nouveau all-star band de SPV débarque sous le nom d’Artlantica. On y retrouve : John West (Royal Hunt- Chant), Roger Staffelbach (Artension – Guitares), Mistheria (Rob Rock – Claviers) etJohn Macaluso (Ark, Malmsteen – Batterie). Niveau invités, il y a: Steve Digiorgio (ArtensionIced Earth, Testament – Basse), Dani Löble (Helloween- Batterie) et enfin Chris Caffery (Savatage, Trans-Siberian Orchestra – Guitares). Avec tout ce monde il y a quand même de quoi être excité.

L’album débute avec « 2012 », et sa feu fin du monde. Ici, un titre de prog power metal. Posée et virile, on plonge dans une musique proche de Symphony X. C’est bien travaillé mais un petit je ne sais quoi dérange, et rend ce premier titre peu efficace même s’il n’en est pas mauvais. Avec « Devout », les choses sérieuses débutent. Avec une telle formation, il nous fallait des morceaux de cette ampleur. Du gros speed mélodique où John West nous régale et dynamise cette musique racée, travaillée et porteuse. Un morceau que Majestic n’aurait pas renié. Au tour du titre éponyme « Across the Seven Seas ». Le tempo ralentit, et on entre dans un univers plus heavy prog, avec un duel batterie / guitare au début ; pour au final délivrer un mid-tempo plombé et efficace. Certes la structure est très bateau, mais le titre n’en reste pas moins bon. On continue dans cette ambiance un peu sombre, mais avec un retour au power metal mélodique standard.
Avec un tel titre, pas de doute, « Ode to my Angel », est une ballade. Menée par Mistheria, cette ballade est du plus bel effet. Un joli duo, boosté par John West et sa tessiture accrocheuse.

Une fois la douceur terminée, c’est changement de tempo. Avec « Fight for the light », nous avons droit à une petite bombe de power metal. Cet up-tempo, agrémenté de chœurs, riffs tranchants et d’une bonne mélodie se retrouve être un des points forts de cette rondelle. « Demon in my Mind » revient dans l’ambiance Symphony X. Progressif et sombre, ce morceau nous plonge dans un univers burné et technique, dans lequel John West devient plus agressif. Cela sera sans oublier le refrain simple et fait pour la scène. Ca va faire mal. Morceau au nom intéressant : « Return of the Pharaoh Pt3 ». Où sont les parties 1 et 2 ? Quoi qu’il en soit, ce titre de metal progressif pur et dur (et instrumental), nous la régale. Et quel travail des musiciens ! Du vrai bonheur. « Heresy » vient prolonger ce moment de bonheur et nous propulse dans un titre de puissant, mélodique et envolé, avec une nouvelle fois un refrain prenant que ce soit au niveau musical ou au niveau des paroles. « Nightmare Life » vient conclure ce premier disque du groupe, et confirme la transformation avec son power metal envolé.

Conclusion : Un album qui monte en intensité au fur et à mesure des écoutes, et au fur et à mesure des chansons. Seul le premier titre fait un peu tâche. Un All Star Band pour un album à leur hauteur : plaisant.
 
Critique : Lionel
Note : 8/10
Site du groupe : Page Facebook d'Artlantica
Vues : 835 fois