Chronique

RAVENIA - BEYOND THE WALLS OF DEATH / Innerwound Records 2016

Quand on dit que la Finlande est un pays riche musicalement parlant, ce n’est pas pour rien. Ouvert à tout, les groupes prolifèrent sans difficultés. Cette fois-ci, nous partons dans l’univers du film score metal (genre lancé par Rhapsody Of Fire il y a quelques années de ça maintenant).
Histoire de se simplifier la vie, le groupe se compose de neuf membres qui se répartissent les tâches entre guitare, basse, batterie, violons (deux violonistes ici), alto, violoncelle, contrebasse et bien sur le chant.
Pas besoin d’engager un orchestre, la base est là.
Annoncé comme inspiré par Hans Zimmer et groupes metal comme Nightwish et Epica, voyons voir où cela nous mène.

Pas trop chargé, cet album est constitué de huit morceaux variant entre six et huit minutes en moyenne.

Le côté cinématographique :
Qui dit Hans Zimmer dit grandeur et majesté. Autant dire que c’est le cas. Les orchestrations, arrangements, et tout simplement la composition des titres nous plonge sans difficulté dans cet univers du septième art ; et la source inspiration n’est effectivement pas masquée. Nous reconnaissons les empreintes laissées par le maitre du genre. C’est bien fait, c’est complet et envolé. Opter pour une version instrumentale de l’album ne serait en aucun cas gênant tellement c’est bien fait et prenant.

Le côté Metal :
Nightwish et Epica ? Musicalement il y a de ça. Les riffs, la batterie et la structure des morceaux font penser à la grandiloquence de Tuomas Holopainen (Nightwish) et de son travail dans ses derniers albums. Il faut l’approuver, le mélange metal et musique de film s’harmonise parfaitement et crée une dynamique quasi imparable.

L’union fait la force… ou pas :
Les genres musicaux s’unissent et font mouche. Mais il manque le point essentiel : le chant. Et là ça coince. Soyez bien attentifs à la suite.
Je ne dis pas ça parce qu’Armi chante mal. Loin de moi cette idée. Sa technique lyrique, envolée et enjouée et de très bonne facture et plaisante. Ce qui gène est le fait qu’elle est plus dans un registre façonné Edenbridge donc calme et (trop) lyrique, coupant la dynamique de la musique et lassant l’auditeur par ce manque d’énergie vocale contrairement à la musique qui même si elle est orchestrale reste boostée metal.

Conclusion : les fans de chant lyrique et musique metal y trouveront leur compte. Pour les autres il y aura cette épine en travers de la gorge par ce manque de prise de risque vocalement parlant. Du déjà vu amélioré et très bien fait. A travailler…
 
Critique : Lionel
Note : 7/10
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