Chronique

UNEXPECT – WE, INVADERS / Galy Records 2005

Après la découverte du très bon groupe canadien Forgotten tales, j’ai décidé de me pencher un peu plus ce pays d’Amérique du nord pour essayer de découvrir de nouveaux groupes, et j’y ai trouvé Unexpect. Un groupe qui évolue dans un prog hargneux et déjanté et qui vous aller voir ne laisse pas de marbre. On attaque donc leur premier EP.

Tout commence avec « Novae » qui arrive calmement avec des bruits stridents et pesant tel un ovni arrivant dans notre ciel. Le synthé se pointe et on attaque un morceau de prog speed au chant féminin lyrique mélangé avec une voix grave masculine. Un bon mélange accompagné par des chœurs. Niveau musical, c’est super complexe et déjanté. Les violons font leurs apparitions au milieu des solos de grattes pour embellir le tout. Autant dire que les musiciens sont des fous furieux. Un break au milieu pour calmer le tout et on repart dans un prog atmosphérique pesant mais accrocheur.
On continue avec « Rooted Shadows » qui arrive avec douceur, appuyé par une douce voix féminine sur une ambiance électriquement calme avant une montée en puissance alternée par un calme annonciateur d’un gros bruit. Le coté sombre de la musique (pas de la force !) embelli de noirceur ce titre où la lumière de trouve de place pour se montrer si ce n’est par la beauté des passages au violon sur un air oriental et égyptien. Le chant death / trash colle parfaitement à l’esprit de la musique et ne dérange pas le moins du monde.
Le troisième morceau se nomme « In velvet coffins we slept » et nous donne droit à plus de huit minutes de furie. L’intro se fait au violon ce qui vraiment formidable, surtout quand ceux ci sont accompagnés par la suite aux guitares et à la basse, sans oublier la batterie et sa double percutée à souhait. Un retour dans un prog plus mélodique au milieu pour satisfaire tout le monde, surtout quand cette partie mélodique est accompagnée par une voix bien lourde et rockeuse. Maintenant c’est au tour du speed metal de se faire taquiner, et cela se fait divinement bien. Break, et retour à la guitare sèche sur un air calme et apaisant pour nous soulager le cou (car il faut dire il en prend un bon coup depuis le début). Fini le repos on repart sur une musique qui tape directement dans notre système auditif et musculaire avant de reprendre un tempo lent et reposant appuyé par le chant féminin pour revenir sur du brut.
On finit sur « Chromatic chimera ». Le piano s’occupe d’ouvrir le bal avec une harmonie et précision envoûtantes, et un rythme qui s’accélère au fur et à mesure pour déboucher sur une œuvre superbe avec un instrument merveilleux (le piano). Un morceau que n’importe qui (métalleux ou non) peut écouter les yeux fermés de part sa beauté et de part son aspect musical énorme. Vraiment rien à dire, si ce n’est l’apparition de R2 D2 (le fameux droïde de Star Wars)par moments histoire de rester dans le déjanté.

Ma conclusion : un cd que tous les métalleux se doivent d’avoir car il est vraiment formidable. Les quatre morceaux sont énormes. Les canadiens ont leur Dream Theater tout comme la France à leur Adagio. A ranger à coté des grands de ce milieu et à écouter sans hésitation. Une vraie perle qui fera partie de mes albums de l’année. A découvrir sans plus tarder.
 
Critique : Lionel
Note : 9/10
Site du groupe : Site officiel de Unexpect
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