Chronique

ME AND THAT MAN - SONGS OF LOVE AND DEATH / Cocking Vinyl 2017

Alors que l’on pensait l’aventure Behemoth terminée pour Nergal avec le déjà culte « The Satanist », il s’avère que non. Le silence est dû à un vieux projet resté dans un tiroir. Depuis un moment Nergal et John Porter envisageaient de composer des morceaux de blues et country.
Alors musicalement c’est à 180° pour Nergal mais pas sur le thème.

Avec ME AND THAT MAN, on parlera de mort, de liberté, d’amour, mais pas dans le côté joyeux.
Parmi les titres de ce « Songs of Love and Death », tout fan de blues, country ou vieux rock y trouveront leur compte.
Des morceaux comme « Cross my heart and Hope to Die », « There ain’t much loving », (disponibles en extrait avec un clip) ou « Of Sirens, Vampires and Lovers » on sera dans des tons tristes, sombres, envoûtant, un vrai hommage à une forme de souffrance que l’on a tous pu ressentir. Le tout avec une mélodie superbe et simple.
Je dois dire Que je suis sur le cul… Nergal, outre son growl démoniaque, s’avère être un chanteur avec une super voix. Grave, puissante, envoûtante, honnêtement j’aurais pas parié ! Et son timbre, sa tessiture complètent parfaitement la voix de John qui est plus clair.
Toujours dans le pas trop fun, mention extra pour « Shaman Blues » qui est un petit bijou de blues crade et posé, simple. Une Guitare, une percussion et basta. Seules les quelques dernières secondes envoient un peu avec un solo mais l’ambiance du reste du morceau est juste énorme.
Après y’a des morceaux musicalement plus joyeux, mais lyriquement toujours maussade. « The Devil I know » par exemple, ou surtout « One Day » (hommage à Bob Dylan) et « Lies » (Bonus Track). Dans une veine country rock, ces morceaux, sans apporter de nouveauté, est parfaitement exécuté et s’écoute tout seul.
C’est un album sincère jusque dans la production. Le son est souvent vieillot, crade, sans effet, du pur « Guitare-Jack-Batterie ». ça fait plaisir, surtout à l’heure des surproduction.

Alors que dire de ce projet ? ET ben bravo. Oui ils ne révolutionnent pas le blues, mais en même temps c’est un style qui a été amortie, tordu dans tout les sens pendant un siècle. Non ici le but était de se faire plaisir, d’exprimer des sentiments avec une musique adaptée et surtout de rendre hommage. Et c’est un pari réussi pour le duo. Les morceaux se suivent mais ne se ressemblent pas.
Je vous conseille un bon bourbon, une lumière tamisée et laisser vous bercer.




 
Critique : SBM
Note : 8/10
Site du groupe : Site Officiel
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