Chronique

NIGHT RANGER - DON\'T LET UP / Frontiers Music 2017

Au delà d’être un des groupes de rock les plus durable (niveau line up), Night Ranger a aussi une autre qualité comparée à certains de ses autres confrères américains. Le groupe ne se contente pas de nous sortir des albums live et vides à foison, mais nous propose des albums studios qui jusque là se sont montrés accrocheurs, et ne s’encrant pas dans une logique de « je sais ce qui marche et je me contente de faire ça parce que ça fait vendre » comme le font malheureusement beaucoup de groupes de nos jours.

Ce « Don’t Let Up » arrive trois ans après le bien sympathique « High Road ». Effectivement, pas de dentelle ni de pincette pour l’entrée en matière. « Somehow Someway » déboule en grandes pompes à travers ce hard rock mélodique envolé, boosté par des choeurs sur le refrain qui ne laisseront pas de marbre.
Au travers de cet album composé de onze morceaux, il est intéressant de retrouver différentes ambiances / influences musicales issues des années 80, sans pour autant plagier; et surtout tout en gardant l’identité du groupe intacte voire même prenant une cure de jouvence au travers de la production (américaine et bien lourde, et efficace), mais aussi grâce au travail des musiciens; et bien étendu avec ce duo au chant entre Kelly Keagy et Jack Blades.
Des titres plus posés et envolés, comme le titre éponyme (logique vous me direz, ndlr) et la ballade « We can work it out » viendront se poser, alors que « (Won’t be your) Fool Again » se voit être façonnée à la Lynyrd Skynyrd avec son rock sudiste, « Day and Night » et « Say what you want » sont plus explosives par exemple.
Quand au final, « Nothing left of yesterday », elle me rappelle « Stroke the furry walls » du film Get Him To the Greek…

En somme, ces onze morceaux s’accordent sans problème et nous offrent un bien bon nouvel album de Night Ranger; groupe qui prouve qu’ils ont encore tout ce qu’il faut pour faire de la musique pour eux et surtout pour les fans, et non pas (que) pour sortir un album lambda histoire de nous prendre pour de vaches à lait.
 
Critique : Lionel
Note : 8/10
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