Chronique

SUPERSCREAM - THE ENGINE CRIES / Autoproduction 2017

Aujourd’hui je pars à la découverte de mon pays par le biais du groupe SUPERSCREAM. Ce groupe originaire de Rouen, formé en 2010, donne dans un métal progressif multi genre. Le groupe ne cherche pas à se faire coller une étiquette. Ils prennent leurs diverses influences, qui vont de DreamTheater à Rammstein en passant par Pain of Salvation ou encore Rage Against the Machine, mettent ça dans un sac, secouent, et voilà ce qui en sort : « The Engine Cries », deuxième méfait du combo, faisant suite à « Some Strange Heavy Sound » paru en 2011.

Après une intro très simple, le groupe sort un riff appuyé et magistral pour lancer « Evil Cream ». Très heavy dans l’esprit, j’adore. Ça met une bonne claque pour démarrer. Le morceau reste dans une veine heavy efficace, mais le seul point négatif pour moi sera le chant de Eric Pariche. Très (trop) irrégulier. Il a une bonne voix, mais là on sent qu’il va au-delà de ses limites et le rendu en est très affecté. On poursuit sur le titre éponyme avec une influence un peu arabisante et un morceau un peu plus posé. Et là Eric est plus dans son élément. Les tempo changent, le morceau est vivant, je confirme le touche à tout.
« Pandora » sera un peu plus simple. Pas de quoi casser trois pattes à un canard mais sympathique tout de même, le côté mid tempo casse un peu le rythme de l’album. Bonne mention pour Phil et Daniel, les deux gratteux, qui nous exécutent des soli implacables, propres, techniques et inspiré ! Chapeau bas les artistes ! Et le constat sera le même pour « Your Necklace of Bites », bien qu’un peu plus envoûtant. « Velvet Cigarette », plus court et donc plus direct sent bon le vieux métal tinté de Led Zep ! Et les vocalises aiguës d’Eric sont par-fai-te. Il a vraiment une excellente voix quand il est dans sa zone de maîtrise !
On arrive au pavé de l’album, haut de plus de neuf minutes, « Ways Out ». Euh… trop long… pendant les cinq premières minutes aucun changement. Mais après le groupe se lâche un peu, utilisant à nouveau des sons arabisants, prouvant le talent de ses guitaristes. Y’a de l’idée mais ça reste imparfait.
Le reste de l’album donnera dans des tonalités jazz avec « Where’s my Mom ». Du heavy jazz ça passe bien je dois dire. Le côté un peu déjanté colle bien au groupe. Et puis ça tranche bien avec le « Metal Builders » qui suit. Très power métal, plus « simple », le début agressif me plait assez, Eric chante haut et ça passe toujours.
On termine la galette avec « Insane God ». Balade assez moyenne, rien de méchant ou de révolutionnaire. Seules les parties de guitare sont énormes sur la fin.

Même constat que pour le précédent opus. Le groupe est composé de très bons musiciens qui ont de bonnes idées. Ça c’est indéniable. Le rendu et la prod sont soignées, mais la pratique de la musique multi influence fait que finalement on a l’image d’un groupe qui se cherche. Même si ça ne semble évidement pas le cas. A découvrir tout de même pour ceux qui ne connaîtraient pas.
 
Critique : SBM
Note : 7/10
Site du groupe : Site Officiel
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