Chronique

THE MACHETE – REGRESSION / Spinefarm 2005

Après un très bonne surprise avec le groupe Warmen, me voilà en possession d’une rondelle d’un groupe qui sort son premier album ‘Regression’. D’où viennent-ils ? De Finlande tout simplement. Le style ? Et bien José Bovet a dû faire un tour par là car ils font de l’aggro-metal au son trash d’après leur label. On va bien voir si cette semence a été bonne.



On attaque directement avec « True Nature » qui je dirais, est plus dans une ambiance dark métal qu’autre chose pour l’intro de cette chanson. Un break et bim le tout s’emballe et l’aggro métal se transforme en neo metal influencé black trashy. Et vraiment, ce n’est pas emballant.

Même esprit pour « Lost for words » qui me fait plus penser à du Slipknot speedé qu’autre chose. Niveau voix, la sonorité n’est pas mauvaise, musicalement c’est complètement nul.

« New me » ? Brutalisées, la batterie et la guitare sont. Niveau voix, ça laisse vraiment à désirer ; niveau compo un côté prog brutal domine l’ensemble mais la réunion du tout est presque pathétique. Heureusement que le morceau est court.

Au tour de « Turned to dust » de se faire entendre. La ‘rythmique’ guitare est assez sympa, la batterie se fait martelée mais le défaut est que ces frappes sont trop régulières, et niveau chant/paroles rien de bien extraordinaire et d’attrayant.

Avec ce « Total desecration » j’ai l’impression que ma tête va exploser. Certes l’envie de Headbanguer de manque pas, bien au contraire mais honnêtement, cette musique me donne un mal de crâne pas possible. L’envie de copier du Cradle of Flith ou du Children se sent mais le résultat n’est pas là.

On continue sur « The taint » qui arrive avec des influences plus heavy ce qui est bien et qui change un peu de l’ambiance musicale d’origine. Niveau chant, aucun changement à l’horizon : on s’égosille tout le temps, on force sur les cordes, un peu de voix claire et hop la sauce est prête et on la change pas.

Le titre suivant se nomme « Fool for respect » et à ma grande surprise : c’est toujours pareil : ambiance agro trash avec une chasse aux corbeaux ouverte. Le noir et le sombre sont à l’ordre du jour alors il ne faut pas s’en priver et s’en servir à fond.

A qui le tour ? Et bien c’est à « Inward Spiral » de se glisser violemment dans mes oreilles. Un de musique speed pour changer la donne. Ce morceau balance bien niveau musical, mais le chant vient un peu gâcher la fête. C’est dommage car le côté dark speed donnait un aspect attrayant.

Ca enchaîne (mon cerveau) avec « Blind ». Restons aveugle set au passage muet sur cette chanson qui ne varie pas un poil par rapport au rythme des autres chansons, si ce n’est que l’on entant de temps en temps la basse.

Avant dernier morceau de l’album, « Mouth head » rajoute une couche à mon mal de tête avec ce neo trash metal prise de tête. En sera-t-il de même pour le dernier morceau ?

Et bien figurez vous que c’est un mid tempo avec passages ballade qui est en place. Ca change certes mais cela reste loin d’être suffisant pour me satisfaire.



Conclusion : j’ai l’impression d’avoir écouté un seul morceau depuis le début de l’album, j’ai éclaté une boite d’efferalgan et de doliprane pour ma pauvre tête. Uniquement pour les adeptes de bourrinage total où il ne faut pas trop réfléchir pour l’ambiance musicale.
 
Critique : Lionel
Note : 4/10
Site du groupe : Site de leur label
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