Chronique

MICHAEL SCHENKER FEST - RESURRECTION / Nuclear Blast 2018

Après une tournée qui réunissait les 3 premiers chanteurs du MSG (Gary Barden, Graham Bonnet et Robin McAuley) avec un line up somme toute années 80, voici qu'arrive l'album !! Oui oui vous avez bien lu, les 3 premiers chanteurs avec un 4ème (Doogie White) autour du blond germain et du line up de Assault attack et Built to destroy !! Si ça c'est pas un beau cadeau !!

Aller c'est parti avec « Heart and soul » et mon chouchou l'Irlandais Robin McAuley, pour du grand très grand Schenker qui est bien rythmé. Niveau solo voilà un invité de poids avec le très grand Kirk Hammett venu se frotter à son idole. Un duel explosif !! Une entrée en matière qui s'impose d'elle même !! Avec « Warrior » c'est le mythique Gary Barden qui tient le micro. Je dois dire que sa voix est meilleure en version studio qu'en live, elle subit moins les affres du temps. Musicalement le début tout doux limite folklorique est bien sympa. À la suite ce sont nos 4 chanteurs qui arrivent pour un quatuor de voix sur un mid tempo typique qui nous est servi !! Que de frissons !!
En deux titres c'est déjà l'extase, mais attention il y en a encore 10 !!! « Take me to the church » accélère à nouveau et se rapproche des morceaux récents du guitar héros. Donc pas surpris d'y voir le 'petit' nouveau Doogie White s'en occuper avec talent ! Puis la légende Graham Bonnet débarque sur un groovy « Night moods » qui démontre que le temps n'a pas d'emprise sur ses formidables cordes vocale de 70 balais !!!! Un bon plongeon dans le temps !!
Doogie revient le temps d'un virulent « The girl with the stars in her eyes », qui passe bien mais semble un poil en dessous du reste. C'est au tour de la très années 80 « Everest » de faire son taf avec Graham à son bord. Et même si elle n'a rien d'exceptionnel, elle reste si nostalgique qu'on ne peut vraiment pas lui en vouloir tant que ça !
« Messing around » très rock n roll est 'daté' mais empreint d'une vitalité contagieuse et voit Gary s'éclater comme un môme !!! Un grand moment fun à souhait !! La très terre à terre « Time knows when it's time » apporte un côté bien plus sérieux avec Robin sur un mid tempo bien rythmé et une double pédale hypnotisante ! A noter un refrain super qui donne envie d’être repris à plein poumons !!
« Anchors away » avec des sonorités plus modernes et sombres, retrouve l’Écossais White, pour un résultat exquis !! Son refrain épique est là encore du pur
régal !! L'instrumentale « Salavation » permet à Mr Schenker de s'éclater tout seul et de nous livrer ses secrets de 6 cordistes d'exception !
Gary Barden revient une dernière fois seul pour la plus cool « Living a life worth living », qui garde tout de même en filigrane un petit quelque chose de mélancolique, mais très accrocheur. Et on termine avec tout le monde pour un « The last supper » de surcroît qui comblera même les plus affamés. Un superbe titre lumineux sur lequel chacun des protagonistes fait des merveilles !! Peut-être un peu complexe mais si exquis !

Conclusion : Le maître Schenker n’arrête plus de se faire plaisir et de nous régaler par la même occasion ! Une idée brillante transformée en or qui prouve que les vieux en ont encore sous le pied !! Assurément bien parti pour être dans le top 10 de l'année !! A se délecter sans aucune modération !!
 
Critique : Guillaume
Note : 9/10
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