Chronique

GUS G - FEARLESS / AFM Records 2018

Le guitariste Grec tout juste signé par le gros label Allemand sort son 3ème effort solo. J'avoue ne pas avoir accroché aux 2 précédents leur préférant largement le travail au sein de Firewind. Mais bon voyons voir ce qu'il en sort...

Un gros riff dans ta gueule intronise « Letting go », pour un titre assez direct qui fait le taf et montre une grosse production aux petits oignons ! Ça c'est de la mise en bouche ! De plus quel immense plaisir de trouver Dennis Ward (Pink Cream 69 / Khymera) au chant qui envoie du bois !! A la suite « Mr Manson » arrive avec envie. Les quelques bruitages électro passent bien et nous voilà lancés. J'avoue qu'ici la musique du prodige Grec est réellement plus intéressante.
Ayant délaissé ses envies d'américaniser sa musique Gus revient à ce qu'il sait faire et « Don't tread on me » en est à nouveau la preuve ! Du bon hard/métal rythmé et inspiré qui fait plaisir ! Je suis aux anges ! Le duo Ward / G est des plus efficace !! Place à la première instrumentale avec « Fearless » qui laisse toute la place à notre protagoniste pour faire étal de son talent ! Certes démonstrative, elle est proche de ses travaux dans son groupe. En tout cas quel son de basse !!!!
Début calme pour un « Nothing to say » plus mélodique. Un bon moment qui permet de souffler un peu. Place à une reprise avec le célèbre « Money for nothing » de Dire Straits, pas vraiment réussi. Il faut dire que ce qui fait la marque de fabrique de la musique de Mark Knopfler c'est la subtilité et ici elle est absente !
« Chances » est un poil moins intéressante mais garde de bonnes choses tout de même. Un titre qui permet de remettre le train sur les rails, tranquillement. « Thrill of the chase » est le deuxième moment pour se dégourdir les doigts ! Plus mélodique elle n'impose pas que des descentes de manches interstellaires et stériles.
« Big city » est le moment groovy, sorti un peu de nulle part, qui surprend mais en bien. Ici les Usa sont pas très loin. On se laisse prendre facilement au jeu !
Pour terminer « Last of my kind » est un mid tempo mélodique presque Fm qui passe très bien et varie les plaisirs. Un petit côté Pretty Maids ressort de là.

Conclusion : Voilà une bonne surprise, avec ce 3ème album notre guitare héro revient à ce qu'il est et le fait très bien ! Le duo (même trio, car n'oublions pas le travail de Will Hurt à la batterie) fonctionne à merveille et livre un album efficace ! Alors oui rien de nouveau sous le soleil, mais là n'est pas l'important.
 
Critique : Guillaume
Note : 8/10
Site du groupe :
Vues : 82 fois