Chronique

VOLBEAT - LET\'S BOOGIE (LIVE FROM TELIA PARKEN) / Universal 2018

Petit cours d’histoire avant de rentrer pleinement dans le vif du sujet:
Le 26 août 2017, Volbeat est le premier groupe a remplir officiellement la Telia Parken Arena à Copenhague avec pas moins de 48 250 personnes présentes, et remporte aussi le trophée du premier artiste à faire un si gros concert dans son pays d’origine au Danemark.

— Alors oui il aura fallu attendre un an et demi pour que le concert soit disponible dans les bacs, ce pour des raisons inconnues. Production, choix du label ou du groupe… ? —

Première approche: la durée du concert. Autant dire que le groupe n’a pas voulu se la jouer Marilyn Manson avec un pauvre 60 minutes. Ici on fait plus que doubler la mise avec quasi 2h20 de spectacle, sans parler du nombre d’invités plus classes les uns que les autres (mais ça on y vient plus tard).

S’en suit l’aspect du concert et sa conception. Il n’y a pas moins de vingt six titres joués, avec il faut le dire aucun temps mort. Pas de solo guitare ou autre solo de batterie interminable. Le quatuor se donne à deux cent pour cent et c’est qui fait tout l’intérêt et l’attrait supplémentaire de ce niveau live du groupe. Bien entendu l’ambiance n’est pas linéaire mais alternative, donnant un peu de répit de temps à autre avec des morceaux plus délicats mais pas gnan gnan histoire de ne pas faire retomber la pression mais plutôt de permettre à tout le monde de recharger un peu les batteries même si honnêtement on se donne à fond tellement les titres « calmes » sont bons. Comme par exemple avec ‘Goodbye Forever’ qui arrive au milieu du set, mais qui de par son énergie, la présence des choeurs gospel nous donne la chaire de poule et nous transporte dans un sentiment d’évasion totale (et on peut constater la banane que ça donne sur le visage des personnes y assistant / le vivant).

Et même si la set liste du groupe est d’un effet incisif, le groupe enfonce le clou avec une liste d’invités importante qui chacun dans son style vient booster chaque titre sur lesquels ils interviennent, à savoir :

Mia Maja (Chant) : Let It Burn et For Evigt
Rob Sinclair (Banjo) : 7 Shots et For Evigt
Mille Petroza (Chant) : 7 Shots
Johan Olsen (Chant) : For Evigt et The Garden’s Tale
Mark « Barney » Greenway (Chant) : Evelyn
Lars Ulrich (Batterie) : Guitar Gangsters and Cadillac Blood, et Enter Sandman
Wikkel Kessler : Warrior’s Call
Danko Jones (Chant) : Black Rose

Avec tout ça, il ne faut pas oublier l’aspect visuel car nous sommes bien sur un DVD il ne faut pas l’oublier. Là encore une bonne surprise sur le choix des couleurs. Pas de couleurs chaudes brulant et gênant la capture haute résolution, ce qui renforce le jeu de lumière de la scène, et aussi permet l’appréciation des quelques vidéos projetées sur les écrans, et bien entendu de voir pleinement les musiciens sans avoir une image floutée à cause d’une surcharge de rouge.
Niveau son aussi, les grands moyens ont été utilisés avec un son clair, limpide, permettant d’entendre tout le monde clairement, que ce soit Michael Poulsen, les artistes invités, et les choeurs.

A travers cette déferlante de hits et gifles bien encaissées il y a bien entendu quelques titres qu mise démarquent que ce soit par leur énergie, la sensation donnée via une ambiance live ou par la prestation des invités. On notera par exemple l’enchainement ‘uppercut’ « For Evigt », « Evelyn » et « Lonesome Rider » , « Goodbye Forever », « Lola Montez » et bien entendu le final « Still Counting ». Une liste non exhaustive mais qui fait partie des gros coups de coeur de ce concert qui marque une pierre importante dans l’histoire du groupe, un peu comme sa consécration .
 
Critique : Lionel
Note : 9/10
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