Chronique

HAMMERFALL - DOMINION / Napalm Records 2019

Ca s’en va et ça revient, c’est fait de tous petits riens, ça se chante et ça se danse, et ça revient ça se retient comme une chanson populaire. C’est un peu avec ces paroles de feu Claude François que l’on pourrait attaquer la chronique de ce nouvel album et onzième des suédois d’Hammerfall avec leur choix de premier single : (We Make) Sweden Rock .

Un single présenté juste avant leur participation au Sweden Rock Festival, et pour lequel ils ont fait monter des fans sur scène pour chanter avec eux et en (re)faire un clip plus populaire.
Donc oui, ce pseudo hymne à la Suède fait pour accrocher tout le monde en mode mainstream a marqué les esprits en bien comme en moins bien. On ne peut pas dire en mal car le titre est effectivement sympathique mais on ressent bien cette envie de taper large et d’être moins élitiste niveau power metal. Mais honnêtement, ayant décroché de la musique du groupe depuis 2002 et leur album Crimson Thunder, dernier en date qui ait vraiment les burnes d’Hector mises en avant musicalement parlant. Depuis il y a quand même une oreille qui se tend à chaque nouvelle sortie mais qui ait las d’entendre et de voir que le groupe arrive à s’auto-parodier depuis maintenant plus que quinze ans.

Et si ce n’est pas assez, au milieu de ce Dominion, il y a « Second To One » qui une ode à leur grande et épique ballade « Glory To The Brave ». On prend la même ambiance / rythmique, on modifie un peu et on a droit à la version 2.0 de cet hymne intemporel qui a fait la réputation / notoriété du groupe il y a de ça vingt deux ans…
Donc oui, elle est belle, accrocheuse et évasive et les novices baveront dessus. Mais les ancêtres trouveront ça bien mais en manque d’inspiration.

Au delà de ça, ce Dominion se voit être un nouvel album d’Hammerfall, sans grande folie imaginative. Ils ont toujours leur flamme et font que qu’ils ont toujours fait, sans grande innovation si ce n’est avec forcément une production plus conséquente avec l’amélioration des technologies d’enregistrement.
C’est lourd, ça envoie, et on apprécie toujours autant les capacités vocales de Joacim Cans, car il faut le dire, c’est encore et toujours un grand chanteur.

Donc oui ce nouvel album d’Hammerfall est bien, mais honnêtement, il ne cassera pas deux pâtes à un canard niveau originalité et intérêt. Les puristes l’achèteront, les autres l’écouteront d’une oreille et reviendront à la base de se groupe.
A noter quand même « Scars Of A Generation » qui sort un peu du lot avec son power metal racé.
 
Critique : Lionel
Note : 6.5/10
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