Chronique

CRASHDIET - RUST / Frontiers Music 2019

Six ans de long silence pour les suédois de Crashdiët et de nombreux rebondissement dont le départ de leur chanteur Simon Cruz en plein milieu de leur tournée au Japon en 2015.
C’est donc à Gabriel Keyes d’endosser le rôle de chanteur à titre officiel en 2017 et donc de se préparer à sortir ce « Rust » dont personne n’attendais son arrivée avant ce début d’année et la mise en ligne du single « Reptile » le 1er janvier.

Attaquant par le titre éponyme, ce « Rust » bien que dans la veine de ce qu’à fait le groupe jusque là laisse un petit gout amer, manque de ce léger brin de fougue des débuts. Est-ce dû à la voix de Gabriel ou la musique en soit? La suite va nous le dire.
Histoire de ne pas aider, le second titre « Into The Wild » est un mid tempo, certes énergique mais qui manque un tantiné d’accroche et de ce petit quelque chose qui fait que l’on va s’y accrocher. Heureusement le titre suivant « Idiots » fait remonter le niveau et est plus accrocheur. Plus sleaze rock , plus porteur avec une bonne mise en avant des capacités vocales de Gabriel. Une bonne rythmique qui fera bouger les hanches de certaines dames il est certain. L’évolution se poursuit avec une tendance allant vers le haut. « In The Maze » bien qu’un peu plus mainstream avec ses choeurs mielleux en fera un moment prenant qui nous permet de se plonger pleinement dans l’album.
Une poursuite continuant sur cette lancée tout au long des onze morceaux de cet album qui au fur à mesure des écoutes se fait découvrir et devient plaisant. Car oui, la première écoute est en soit un peu compliquée dans le sens où on ressent l’envie du groupe de se faire plaisir et ainsi de faire une musique rock mélodique et porteur mais qui au final manque quand même de ce petit peps et surtout de cette fougue qui nous avait bluffé dans leur album « Génération Wild ».

Cet album n’est pas décevant, le groupe fait un retour propre et à très certainement besoin de retrouver ses marques et de prendre un peu plus de risques car déjà dans leur album « The Savage Playground » il y avait ce manque de nouveauté.
A noter quand même un coup de coeur pour les titres « Waiting For Your Love », « Reptile » et la monstrueuse « Stop Weirding Me Out ».
 
Critique : Lionel
Note : 7/10
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