Chronique

HELL OF A RIDE - NINE OF CUPS / Autoproduction 2020

Si la fameuse citation de John Lennon : « Le rock français, c'est comme le vin anglais » est restée juste pendant longtemps, elle ne l'est plus depuis déjà un moment. Les groupes de l'Hexagone, quelque-soit le genre musical dans lequel ils oeuvrent n'ont aujourd'hui plus rien à envier à leurs collégues britanniques et américains. Dans tous les domaines musicaux sauf un : celui du rock alternatif où les tentatives françaises frisent encore maintenant la plupart du temps avec le ridicule. C'est pour cela que la découverte du second album de Hell of A ride : « Nine of Cups » est un vrai bonheur. Enfin un album de rock alternatif français du niveau de celui d'un groupe Us. Cela fait vraiment plaisir et surtout du bien aux oreilles.

Avec ce disque, le quintette poursuit dans la veine qui avait fait de « Bête Noire » leur premier album une réussite : des guitares agressives, des refrains accrocheurs et une rythmique d'enfer.

Hell of A ride avec ce nouvel album navigue toujours dans ce style qui leur sied si bien à mi-chemin du rock et du metal.

« Nine Of Cups » possède un son peut-être un poil plus « mainstream » que son prédécesseur mais, et c'est là où ce groupe est très fort : il s'avère capable de faire du « mainstream » de très grande qualité. Pour parvenir à ce résultat un groupe a besoin de trois éléments essentiels : un super chanteur, des refrains qui tuent et une production impeccable. Et incontestablement Hell Of A Ride possèdent les trois. Tout au long des plages qui composent le disque la voix de Djej Rider se révèle superbe. Quant aux refrains, ils sont quasi tous calibrés pour être repris en choeur dans un stade. Même lorsque le groupe flirte avec le commercial comme sur « Looking that way », il le fait avec une classe et une élégance qui impose le respect. Quant à la production de Charles « Kallaghan » Massabo, c'est un autre atout maître de cet opus qui fait que le son de Hell Of A Ride se révèle majestueux et aérien tout au long du disque.

Même si HOAR aime toujours les guitares, « Nine Of Cups » voit une utilisation accrue du synthé. Celui-ci l'est toujours à bon escient : il n'y a qu'à entendre « I'm Sorry » (un titre qui aux Etats-Unis serait un carton en radio), « Forgive you » ou « Hysteria ».

Cet album est gorgé de hits, il n'est qu'à entendre « Stand Down » (Dieu cette intro), « Echoes » (un titre absolument renversant ) ou « Departed Ways », trois morceaux qui vous rentrent en tête pour ne plus jamais en sortir.

Hell of A ride vient de sortir un splendide album, un disque dont on ne se lasse pas et qui reste de faire date dans la scène alternative française.
Un album qui en plus vous donne la pêche et le sourire pour la journée et en ces temps un peu moroses cela n'a pas de prix.
 
Critique : Pierre Arnaud
Note : 9/10
Site du groupe : Page Facebook du groupe
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