Chronique

QUEEN + ADAM LAMBERT - LIVE AROUND THE WORLD / Universal Music 2020

Inattendu mais aussi attendu. C’est un peu ce qui pourrait présenter ce nouvel album live de Queen, mais le premier sous le nom Queen + Adam Lambert (sauf si on compte le live exclusif au marché japonais). On se souvient du live in Ukraine avec Paul Rodgers bien sympathique mais qui par moment pouvait devenir un peu lassant avec les titres de Free ou Bad Company, qui pour ma part bien que supers n’avaient pas leurs places dans le set si ce n’est pour relancer les ventes de disques de Mr Rodgers.

Après de longues tournées à succès, un film qui a relancé le groupe à trois cent pour cent, il était logique que ce dernier offre aux fans un album: studio ou live mais au moins un disque avec Adam Lambert. Crise sanitaire oblige, c’est l’option live qui est choisit, ce en piochant à droite et à gauche dans les concerts effectués entre 2014 et 2020. Donc oui, c’est un live mais pas-d’âne seule traite, si ce n’est pas les retouches studios réalisées pour faire les raccords.
Le trio May, Taylor et Lambert a donc choisit treize morceaux issus de différents concerts aux quatre coins du globe, et termine par le concert caritatif en Australie en début d’année pour sauver les forêts et les animaux suite aux violents incisifs qui ont ravagé le pays.
Pour cette dernière partie, le groupe avait retransmis le concert en direct à la télé, avec le même principe que le légendaire Live Aid de 85: dons et surtout même setlist (comme vue aussi dans le film Bohemian Rhapsody).

Avis donc aux détracteurs et puristes extrémistes: comparer Adam Lambert et Freddie Mercury est inutile, le Mr Mercury étant indétrônable. Mais, car il y un mais, il faut le dire, Adam Lambert a sa propre identité, sa propre énergie, son extravagance et c’est ce qui colle parfaitement à son rôle / poste de chanteur dans ce groupe de légende. Ayant pu voir le groupe lors de son passage au Zénith de Paris en janvier 2015, j’en avais été bluffé de par sa prestation. Une osmose et une dynamique étaient en place, bien mieux qu’avec Paul Rodgers.

En voyant la setlist on constate qu’au delà des grands classiques du groupe il y a surtout deux chansons qui se démarquent de par le fait qu’elles sont comme une « première » en live avec Queen: « I Was Born To Love You » issu de l’album post mortem Made In Heaven, et « Love Kills » issu de la carrière solo de Freddie Mercury, chanson co écrite avec le grand Giorgio Moroder.
« I Was Born To Love You » a été choisit comme single pour présenter ce disque et le message y est fort, tout comme la prestation du groupe. Mais sincèrement, c’est sur « Love Kills » en version ballade que le groupe se sublime. Un hommage hors norme, tout aussi prenant que sur « Love Of My Life » où le groupe fait intervenir Freddie Mercury à travers une vidéo projetée: frissons garantis.
Bien entendu, les autres titres n’ont pas été choisis au hasard: l’hymne à la liberté pour les pays sud américains « I Want To Break Free », les hits unificateurs remplis d’amour « Somebody To Love » et « Who Wants To Live Forever » ou la tornade « Don’t Stop Me Now ».

Si on ne lit pas que les enregistrements ont été fait ici et là, on ne se doute pas que le concert est fait de pièces recousues. La seule différence est sur la prestation d’Adam Lambert que l’on ressent de plus en plus à l’aise, ce sur les titres enregistrés de manière plus récente.
Un concert « hommage » en soit qui a bel et bien sa place dans la discographie du groupe et qui laissera une très belle trace de manière officielle du passage d’Adam Lambert dans e groupe Queen.
 
Critique : Lionel
Note : 8/10
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