Chronique

SPHERE OF SOULS – FROM THE ASCHES… / LIONS MUSIC 2006

Cette dream team Hollandaise débarque avec leur premier album en poche, armé d’ex membres de Sun Caged (André Vuurboom et Joost Van Den Broek) ainsi que d’Autumn Equinox (Kees Harrison) et Imperium (Rob Ceronne) : ces 6 musiciens nous présentent un concept album progressive alléchant.
 
Une intro moderne pour commencer, « From the asches.. » débute tel un véritable album de prog. La voix d’André est très en retrait et me rappelle celle de ‘Mac’ (Threshold). Un morceau sympa un poil répété assez technique et pas facile d’approche surtout quand la voix est perdue derrière des guitares entêtantes. « Sweet sorrow » poursuit avec là aussi une étrange ressemblance aux Anglais de Threshold même si André utilise sa voix par moment plus en hauteur donnant beaucoup de personnalité au titre. On ne peut pas dire que le travail effectué par ces 6 gars soit mauvais mais il manque de profondeur, de relief cela sonne un peu trop plat et surtout très froid, car en plus l’utilisation des synthés confirme ce coté glacial ainsi que le jeu très carré des gratteux.
Moment calme et planant avec « Loss » un très joli moment super agréable à écouter. Juste une guitare, une voix et une ambiance au synthé très mélancolique qui colle parfaitement à ce super morceau. « Beneath the surface » commence comme du bon vieux Dream Theater (époque Image & Word), la voix passée au vocodeur est spéciale puis tout reprend sa place avec un bon esprit mystérieux pas dégueu. Des moments plus calmes viennent se poser donnant plus d’air. Un titre bien sympa.
« Empty » continue dans le bon vieux prog aux grosses guitares, et André pose sa voix mais j’ai l’impression qu’il a toujours la même façon de chanter et puis ses ressemblances avec Mac me dérangent particulièrement. Un titre sans personnalité. Voyons voir si cela s’arrange avec « Until death do us part », ouaih, pas vraiment plus, la voix se retrouve une nouvelle fois cachée derrière un flot de notes saturées. Quel don pour dénaturer le travail réalisé par une simple erreur de mixage.
Ambiance plus sombre avec « Extinct » et cette voix perdue dans les effets et les guitares trop en avant, putain quel gâchis, tout cela s’arrange avec l’arrivée du refrain. Musicalement tout cela sonne pas mal mais sans grande personnalité ce qui est bien dommage. « Room 9 » débute calmement pour une ballade sympa, très habituel mais qui sonne mal car la seule chose que l’on entend c’est la guitare dans le refrain avec tous ses défauts (normalement gommé en studio) de son : inadmissible !!
Entré bien cool avec « No salvation » qui me fera toujours autant penser à Threshold ce qui me gène car les Anglais étant des grands dans ce domaine… cela laisse peu de chance pour les ‘petit jeune’ de s’en sortir. Bien dommage car les idées sont sympas, alternant moment lourd et d’autres plus mystérieux. « Untruth » débute un peu comme “Until death do us part” 
et tourne en rond sur un riff entêtant mais aussi un peu gonflant. Heureusement que le refrain est plus calme avec des vocalises parfois prochent d’un King Diamond (en plus naturel). Mais bon rien de transcendant.
« Lies Inc » se fait très méchante avec une arrivée presque trash/balck bien sentie, tout comme la voix plus lourde. Mais tout ceci ne dure pas. N’empêche un bien bon titre qui change un peu et vous glacera le sang par son esprit morbide. « Room 6 »  débute sur une manière malsaine puis calme tout en une ballade aérienne très douce. Très proche dans sa structure que sa sœur « Room 9 » elle est aussi mieux enregistrée : sympathique !
Pour finir une histoire rien de mieux qu’un « Epilogue » et au piano, simple et intense. Très joli et suffisant, un doux moment pour quitter cet endroit complexe. 
 
Conclusion : un album sympa à écouter sans réelle saveur ni personnalité, ce qui ne gâche rien du travail effectué qui est quand même très bon (sauf par moment le mix). Un album de plus dans le grand bain du prog qui ne marquera pas forcement les esprits. 
 
Critique : Guillaume
Note : 7/10
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