Chronique

BEYOND TWILIGHT – FOR THE LOVE OF ART AND THE MAKING / REPLICA RECORDS 2006

Finn Zierler est de retour 1 ans à peine après un extraordinaire section X, pour cette fois ci un concept encore plus fou : un titre de 37’5 minutes qui voit l’arrivée d’un 3eme chanteur en la personne de Bjorn Jansson (Tears Of Anger).
 
« For the love of art and the making » commence sur une ambiance sombre avec beaucoup de chœurs styles médiévaux. Après un passage presque religieux la sauce est envoyée par les 2 guitares d’Exo et de Jacob Hansen. Un gros son, une grosse patate bien appuyée par la batterie de Tomas Frenden. Bjorn s’en sort bien avec sa voix puissante et prenante, seul bémol elle ressemble pas mal à celle de Kelly ‘Sundown’ Carpenter à qui il succède mais en moins puissante. Break calme au piano, avec l’appuie vers la fin de Bjorn irrésistible qui dure jusqu'à l’arrivée de l’artillerie lourde qui rend ce passage plus malsain. On part dans un délire presque funky ou Bjorn s’envole dans des hauteurs… on moment plus schizophrène, sur lequel Zinn s’amuse à distiller des sons bizarres de son synthé.
On arrête les délires sonore car la suite est bien métal avec cette petite touche de morbide qui lorgne au dessus du lot (pour ça Zinn est le meilleurs) Bjorn nous arrive dans une version Tim Owens puissant et efficace, un sacré passage de bon power heavy ou les deux grattes s’en donnent à cœur joie, puis on repart dans un esprit plus calme limite musique de film emphatique avec orchestration, chœurs et tout le bataclan. Re-break au piano avec une voix posée touchante, un doux moment au milieu de cette tempête.
Interlude futuriste et narré avant de reprendre un riff limite à la Pantera qui te scotche, ouf !! On peut dire que sur opus les 2 gratteux se sont régalés. Pas de soucis pour la suite car c’est du gros, musique puissante synthé qui comme à son habitude nous sort plein d’atmosphères différentes, qui donne beaucoup de visage à cette musique. Instant plus mélodique avec un Zinn qui flirte avec les contes de fée, avec boite à musique, ambiance féerique puis la voix arrive sur des notes ‘simple’ et suffisante, qui continue à nous faire voyager au grès de l’histoire à travers différentes atmosphères, paysages et ambiances.
Toujours bercé dans ce climat musique de film fantastique Beyond Twilight ne nous laisse pas une seconde de répit, changeant constamment de chemin à travers cette toile musicale sans jamais se planter ni même lasser l’auditeur un peu perdu au milieu de tout ça. 
On retrouve notre intro du début avec ces chœurs médiévaux, et une instrumentale sur laquelle Zinn fait étal de son talent, puis c’est sur un climat glauque que l’ami Zinn nous envoie poursuivre son histoire : orgue du conte Dracula, guitares tranchantes, batterie assommante, chœurs malsain, synthé digne d’un film d’horreur, la mort n’est pas bien loin et la voix de Bjorn revenu d’entre les morts n’arrange rien. Heureusement q’un nouveau break calme au piano vient reposer l’auditeur qui commence à avoir des gouttes de sueurs perlées sur son front. Accompagné d’un joli solo de guitare ce moment est propice à la relaxation, mais ne vous y fiez pas, le sombre en a pas finit avec vous et dans un dernier élan de notes noirs viennent vous prendre tel un cauchemar où on n’arrive pas à se réveiller.
Quelques cœurs médiévaux et la voix de Bjorn pour nous conduit à la fin dans une atmosphère noir et lugubre, qui collerait bien au film de Jack l’éventreur ou un remake de Dracula. Un cri finit cette longue pièce mystique qui ne vous laissera jamais indifférent (comme toutes les oeuvres de Beyond Twilight) 
 
Conclusion : un album intense difficilement pénétrable qui vous invite à un voyage unique. Un album que l’on peu découvrir à chaque écoute de par sa complexité mais aussi du fait que les 43 pistes qui font cette pièce musicale sont interchangeables à volonté sans dénaturer la chanson. Unique et indispensable ! 
 
Critique : Guillaume
Note : 10/10
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