Chronique

FIREWIND – ALLEGIANCE / CENTURY MEDIA 2006

Le groupe du génial guitariste Grec Gus G revient avec un nouvel album succédant à l’excellent ‘Forged by fire’ qui figurait parmis les 10 meilleurs albums de l’année 2005 et intronise un nouveau line up comprenant un certain Apollo Papathanasio (ex Time Requiem) et Mark Cross (Ex Metalium ,ex Helloween). Un nouveau méfait de bon heavy métal à la sauce grecque.
 
Nous débutons l’aventure avec la titre track « Allegiance » qui nous démontre un son puissant et carré, venu tout droit de Suède, des studios de Frederick Nordstorm (Dream Evil…). La voix d’Apollo est splendide même si l’on peut regretter son prédecesseur ( Chithy Somapala) plus puissant. Par contre le groupe gagne en mélodie et le refrain en est le parfait exemple. Mark martèle ses fûts avec brio et donne encore plus de puissance au groupe. Gus, lui ne fait pas dans la dentelle en proposant des riffs bien "rentre dedans" et des solos bien intéressants. Un très bon début.
« Insanity » poursuit avec un titre qui arrache bien. La voix moins théâtrale d’Apollo rend à merveille. Les quelques interventions de Bob Katsions au synthé apportent un peu plus de couleur au morceau. Par contre, quelle patate monstrueuse! Le refrain comme tout à l’heure est terrible, mélodique et entêtant, un bien bon point. Intro à la AC/DC pour le single « Falling to pieces » puis on entre dans un heavy mélodique surmonté de quelques notes de synthé à la Finlandaise. Le genre de titre que n’aurait pas renié Masterplan avec Jorn Lande. Toujours rien à reprocher au groupe qui maîtrise parfaitement son sujet. Un titre parfait pour cartonner.
Riff plus conventionnel avec « Ready to strike ». Apollo fait étal de son immense talent dans un chant parfait aux couleurs d’un David Coverdale. En tout cas, ça balance grave et les fans ne vont pas être déçus car ça envoie des pieds, mais ça n’oublie pas non plus la mélodie. Chaque intervention de Gus en solo est un moment mémorable ,quel beau jeu.
Un petit « Breaking the silence » pour continuer en duo avec Tara une jeune demoiselle talentueuse qui rappelle un peu Christina de Lacuna Coil. Un duo qui fonctionne bien mais qui n’apporte pas grand chose. Reste encore un bien bon titre. Intro acoustique pour « Deliverance » est-ce une ballade qui nous est présentée ? ben non voyons c’est du pur heavy métal sévèrement burné qui nous débarque dans les cages à miel. Quelle puissance ! Le refrain est majestueux avec ce chant si prenant d’Apollo sur des notes de guitare sèche, un grand moment. Mais comment fait-il pour trouver autant de bonnes idées les unes derrière les autres.
Un peu de bon speed décapant avec « Till the end of time » qui met en avant le talent du frappeur de maison Mark Cross qui se régale de ces moments là.  Encore une fois rien à reprocher et toujours des petits moments plus calmes et mélodiques pour profiter encore plus pleinement du grand talent de ce jeune Gus. Place à du heavy comme notre ami le faisait si bien chez Dream Evil « Dreamchaser » d’ailleurs aurait très bien pu apparaître sur un opus de son ancien groupe. Tout ceci n’empêche pas Firewind de nous proposer encore un putain de bon titre qui arrache.
Moment ultra mélodique avec l’instrumentale « Before the storm » qui montre que Gus n’est pas qu’un bourrin de heavy métalleux et qu’il sait jouer aussi de très beaux moments avec sa 6 cordes. « The essence » est un vrai bijou de heavy mélodique, la quintessence de ce que Gus nous propose depuis 4 albums. Tout est ici réuni pour en faire un titre énorme. Un bon riff subtil, un refrain majestueux et des arrangements mélodiques grandioses. Une petite bombe sur laquelle Apollo est très grand.
Voici la dernière pièce de l’édifice « Where do we go from here » qui reste un titre purement métal comme on aimait le pratiquer dans les années 80. le refrain encore très mélodique donne des relents hard rock non négligeables et embaumants , un  bien bon titre de conclusion.
 
Conclusion : voici encore un très grand album, un poil inférieur à son prédécesseur (la puissance en moins de Chithy) mais qui demeure un très grand opus à consommer sans modération. 11 nouvelles perles de bon métal mélodique à mettre à l’actif de ce décidément très très grand Gus G. A voir en tournée cet hiver avec Dragonforce. 
 
Critique : Guillaume
Note : 9/10
Site du groupe : site officiel de Firewind
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