Chronique

VALENTINE – THE MOST BEAUTIFUL PAIN / Frontiers Records 2006

On a maintenant l’habitude, le label italien nous propose régulièrement des groupes de rock mélodique assommants, même si les musiciens sont généralement bons. La première approche de cet album se fait avec la cover : piano ailé et Mr Valentine dessus prenant une position un peu spéciale, le tout planant sur une ville. Va-t-on vraiment planer ou est ce une rondelle qui va nous faire de la peine?
 
On attaque cet album par « I should have known better ». Une intro directe avec une batterie fracassante avec une bonne patate. Un bon morceau de hard mélodique qui passe très bien et qui accroche bien. Les chœurs et les effets me font penser à la chanson ‘Flash’ de Queen.
Nouvelle entrée pétaradante pour « A new world » qui, accompagnée par une grosse nappe de claviers, nous porte sans hésitation à travers les notes. Un petit régale aux influences 80’s / 90’s qui ne dérange pas. Johan Willems s’occupe des harmonies vocales ce qui ajoute un petit plus au tout fait de Robby Valentine.
« I’m going under (sedated) » arrive très speedée par le clavier avant de se calmer lorsque le chant se pose. Un morceau plus influencé par un Blink182 ou par un Green Day & co mais avec cette touche mélodique en plus. Plutôt sympathique le morceau.
Pour « One of these days », ce sont les chœurs qui ouvrent et cela me fait penser à East 17. Je ne veux pas être méchant mais la chanson ‘Steam’ me vient en tête.
Arrivée plus rock et bien plus jolie pour « The cold and the lonely lie » qui pourrait officier pour une musique de film avec son téléphone qui sonne au début. Le duo piano / voix donne plus de sensations, et le mid tempo s’empare de nous avec cette bonne nappe de claviers, le tout joué par Robby lui-même.
Un peu de déprime pour ne pas changer avec « She (abandonned heart) ». Arrivée au piano avec un peu de batterie. En plus la voix pas douce et assez aigue de Robby, les paroles n’arrangent pas les choses. Je veux dire par là que niveau déprime c’est le must. Par contre si on prend l’ensemble c’est super, et très porteur.
« Magnum opus ». Un fan de Malmsteen ? Et bien non, c’est un morceau très Beatles en fait, avec quelques touchent à la Queen. Très british quoi. Une chanson bien prenante et bien délirante en tout cas avec ses 1.16 min.
Le piano ouvre le bal pour « Everyday hero » qui une nouvelle fois évolue dans un duo piano / voix. Mais c’est doux, calme et nous promène à travers les nuages. Avec les arrangements et les effets sonores, cela devient encore plus facile de s’évader.
« Supernova » serait-il annonciateur d’un réveil ? Piano, break, piano, break, instruments… voilà une intro qui ramène un peu de souffle à l’album avec un titre un peu plus dynamique qui nous sort un peu de notre sieste. Un peu car c’est pas l’extase quand même, malgré un refrain rock.
Nouvelle intro piano pour « Magical memories » qui là par contre ressemble à du Queen à 300% au début, il n’y a pas photo (Bicycle Race). Un délire avec la musique cabaret, les chœurs british. Un trip sympa qui se démarque du reste de l’album.
« How many times » , Edguy ? Ca aurait été trop beau. Là c’est plutôt morceau mid tempo, à fond de clavier, un poil de batterie et de grattes, des chœurs en pagaille sur le refrain. Pas forcément le must quoi.
Un tour à Disneyland, chez « Mickey ». Ca ne loupe pas : intro très joyeuse d’une musique de manège, une voix qui se colle dessus tout doucement avec des chœurs qui font voix d’enfant. Rêvez bande d’enfants ! Petit décollage musical avec la présence de quelques riffs accrocheurs mais rien de transcendant.
Après la très belle ‘How do i live (without you)’ de LeAnn Rimes (B.O Con Air) voilà de Robby Valentine « How I can I live without you ». Une copie bas de gamme il faut le dire. Un petit passage à la Zelda au clavier pour varier, mais le résultat : nul !!!
« One heart » arrive calmement sur son tempo frappé telle une marche chevaleresque. Niveau chant, cela reste calme : un mid tempo comme le reste de l’album.
Et là, arrive « Back To The Future theme ». Une version de la chanson revue par Robby Valentine. Un vrai régal sur ces 40 secondes !!!! Merci Dany Elfman.
Retour à la réalité avec « Now or Never ». Du déjà entendu avec quand même un refrain entraînant qui change  un peu. Un réveil à la fin de l’album. Ma fois, pourquoi pas ?!
Le final, un morceau de plus de sept minutes. Ce « Exodus elephantes…. I can’t get over you » vient clôturer la rondelle avec puissance. Un riff lourd s’empare de nous et nous fait bouger la tête (première fois depuis le début !). Un break, l’eau qui coule, et tout s’effondre. On croyait à une fin grandiose et bien non.
 
 
Conclusion : un album de rock mélodique pur et dur aux très nombreuses influences. Par forcément intéressant et original sauf si vous voulez vous détendre. Le bon moment fût la reprise de Retour vers le futur.
 
Critique : Lionel
Note : 5/10
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