Chronique

KELLY KEAGY - I'M ALIVE / Frontiers Records 2007

C’est la première fois que j’entends parler de ce monsieur, et après vision du line-up je peux me faire quelques idées. J’en ai l’habitude avec Frontiers, généralement les projets solos des musiciens sont quasiment entièrement interprétés par eux-mêmes. Dans ce cas là, la règle est encore bonne : Kelly Keagan s’occupe du chant et des choeurs, de la guitare et des percussions alors que Jim Peterik (et oui !) lui, s’occupe de la guitare (électrique et acoustique), de la basse, du synthé et des chœurs… rien que ça. Il faut dire que Kelly & Jim sont à la production. Pour la fin, Reb Beach à droit au lead guitar. Après on ne comptera pas le nombre d’invités : 8 au total qui sont pour ma part pas ou peu connu.
Quoi qu’il en soit, c’est avec une certaine patience que j’aborde cet album de rock mélodique, Frontiers oblige.
 
L’album attaque par le title track « I’m Alive ». Guitares en main, batterie puis basse, le morceau se met en place et Kelly Keagan vient poser sa voix fort attractive il faut. Un mid-tempo pour ce premier titre. Mais sur le refrain ça s’emballe un peu et c’est agréable.
Qui a volé quoi ? En tout cas avec ce « Stolen » rien n’est à jeter : les guitares heavy aux riffs accrocheurs et une voix collant parfaitement à la musique. Ce morceau est une bonne pièce à croquer et qui balance aussi pas mal avec des inspirations très hard 80.
Une petite guitare acoustique et une autre électrique pour attaquer ce morceau mélodique qu’est « Blink of an eye ». En tout cas on n’est pas aveugle, Kelly sait pondre de bons morceaux et le fait encore avec celui-ci au refrain calme et porteur.
Un morceau une nouvelle fois accrocheur dès son début. Les premiers riffs de « When nobody’s looking » sont supers, et le reste du morceau poursuit dans la même lignée faisant penser à du Kenny Loggins ce qui est loin de me déplaire.
« Back of your mind » arrive plus soft avec une bonne guitare acoustique histoire de varier le tempo et l’ambiance de l’album. Bien sur le morceau ne reste pas calme, il y a une montée une puissance quelques temps après pour ne pas nous endormir.
Pour cette chanson c’est Brian Adams qui me vient à la tête. Mais encore une fois avec ce « Like worth remembering » Kelly Keagan marque des points car la mélodie est vraiment belle et porteuse. C’est un régal que d’écouter ce morceau, et d’apprécier chacunes de ses notes.
Je vous laisse « Re-imagine » pour arriver dans un monde un peu plus calme mais tout aussi mélodique. Un morceau qui ne marque pas forcément les esprits. Par contre avec « World before and after », Kelly & Jim marquent un nouveau point avec un morceau dynamique et direct qui fait bien bouger. Cheap Trick n’est pas loin.
Bonne question: « Where are we now »? Et bien nous ne sommes pas très éloignés d’une soirée exotique avec percussions, chœurs et chants envolés un peu à la Beach Boys style ‘Kokomo’.
« Where the road ends » revient dans un registre plus rock ce qui donne un nouvel élan à cet album avant une arrivée à la forcée et traditionnelle ballade de chaque album de rock mélodique qui ici se nomme « Everything I need in a woman » et qui se laisse écouter avec plaisir, le tout sur une atmosphère reposante et rêveuse.
On n’allait pas s’arrêter là, alors retour dans un rock mélodique avec « Call in another day » qui est un mid-tempo sans grande innovation mais qui par la force des choses se laisse écouter. Le dernier morceau de cette rondelle s’appelle « Half a world away » et se trouve être… une ballade ! Original n’est-il pas ? Quoi qu’il en soit cette chanson reste sympathique à écouter.
 
Conclusion : Kelly & Jim nous propose un album de qualité où la musique est variée, et où, pour le registre, nous ne somme pas assaillis de ballades mais plutôt de musique dynamique ce qui est appréciable. Sans oublier la production qui est bonne. Seul hic : la pochette. Ils avaient plus de budget ou quoi ?
 
Critique : Lionel
Note : 8/10
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